Une femme, occupant un poste de cadre supérieur au sein du géant des réseaux sociaux Facebook, a expliqué que Mark Zuckerberg, son fondateur et directeur général, lui avait apporté un soutien précieux et nécessaire alors qu’elle tentait de se relever après le décès soudain de son époux.

La directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, s’est entretenue avec le quotidien britannique The Guardian lors d’une interview publiée samedi.

Dave Goldberg, époux de Sandberg, est décédé d’une attaque cardiaque le 1er mai 2015, alors que le couple s’était rendu pour le week-end au Mexique. Il était alors âgé de 47 ans. Cela faisait onze ans qu’ils étaient mariés et ils étaient parents de deux enfants.

« Lorsqu’il m’arrivait de me sentir bouleversée, isolée, que j’avais simplement besoin de pleurer, alors je m’agrippais à lui dans la salle de conférence et il s’asseyait auprès de moi et me disait ‘On va essayer de dépasser ça ensemble et on veut vraiment être à tes côtés pour le faire' », se souvient-elle en se confiant au journaliste. ‘Et il l’a fait tant et plus ».

Sandberg a écrit un livre inspiré par son chagrin, « Option B », avec le pyschologue Adam Grant, que le Guardian décrit comme un guide menant à la résilience et à l’accomplissement de la « croissance post-traumatique ».

Sandberg explique que son estime de soi a beaucoup souffert suite au décès de son mari et qu’elle a eu besoin du soutien de ses collègues de travail, notamment de Zuckerberg, pour se rétablir.

« Mark, c’est grâce à lui que je suis encore debout », confie-t-elle. « La majorité de ce que [lui et son épouse Priscilla] ont fait ne se trouve pas dans le livre, parce qu’ils en ont fait tellement ».

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, pendant le sommet de l'APEC, la Coopération économique Asie-Pacifique, à Lima, au Pérou, le 19 novembre 2016. (Crédit : Rodrigo Buendia/AFP)

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, pendant le sommet de l’APEC, la Coopération économique Asie-Pacifique, à Lima, au Pérou, le 19 novembre 2016. (Crédit : Rodrigo Buendia/AFP)

Un mois après le décès de son époux, Sandberg a écrit un post sur Facebook sur son nouveau veuvage qui a attiré quelque 74 000 commentaires.

« Après cela, je ne me suis plus sentie aussi seule », dit-elle au Guardian.

Dans un statut publié le 5 juin 2015, Sandberg a fait part de ses sentiments à l’issue du processus traditionnel juif de deuil.

« Aujourd’hui, c’est la fin des sheloshim pour mon mari bien aimé – les trente premiers jours », avait-elle écrit. « Le judaïsme appelle une période de deuil intense connu sous le nom de shiva qui dure sept jours après l’enterrement de l’être qui nous est cher. Après la shiva, la majorité des activités normales peuvent reprendre, mais c’est la fin des sheloshim qui marque le terme du deuil religieux pour un époux ».

« Un de mes amis d’enfance qui est dorénavant rabbin m’a récemment dit que la prière en ligne la plus puissante qu’il avait lue était :’Ne me laisse pas mourir alors que je suis encore en vie’. Je n’aurais jamais compris cette prière avant de perdre Dave. Maintenant, je la comprends. »

Dix mois après le décès de son époux, Sandberg a commencé à sortir avec un vieil ami, le milliardaire Bobby Kotick, fait savoir le reportage.

Sandberg, 47 ans, est également auteur de « Lean In: Women, Work, and the Will to Lead » en anglais. Le jour de la fête des mères en 2016, elle avait écrit sur Facebook un post dans lequel elle reconnaissait n’avoir jamais réalisé les difficultés rencontrées par les mères célibataires avant d’en devenir une, elle-même

JTA a contribué à cet article