18e semaine des rassemblements anti-Netanyahu dans tout le pays
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18e semaine des rassemblements anti-Netanyahu dans tout le pays

Des affrontements ont eu lieu à Jérusalem ; des milliers de personnes ont manifesté ; des activistes auraient été agressés et des suspects ont été arrêtés

  • Des centaines de personnes assistent à une manifestation organisée par le Mouvement pour un gouvernement de qualité sur la place Rabin de Tel Aviv, le 24 octobre 2020. (Crédit :  Avshalom Sassoni/Flash90)
    Des centaines de personnes assistent à une manifestation organisée par le Mouvement pour un gouvernement de qualité sur la place Rabin de Tel Aviv, le 24 octobre 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
  • Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : (Olivier Fitoussi/Flash90)
    Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : (Olivier Fitoussi/Flash90)
  • Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Les manifestations anti-Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 24 octobre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des milliers d’Israéliens se sont rassemblés, samedi soir, à Jérusalem et à Tel Aviv, mais aussi aux carrefours et sur les ponts de tout le pays lors du dernier mouvement de protestation massif contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son gouvernement.

C’est le dix-huitième week-end de rassemblements appelant Netanyahu à démissionner en raison de son procès pour corruption et de sa prise en charge de la pandémie de coronavirus.

Des manifestations ont eu lieu aux abords de la résidence officielle de Netanyahu à Jérusalem, sur la place Rabin de Tel Aviv et à proximité de l’habitation privée de Netanyahu, à Césarée.

Le mouvement Drapeau noir, l’un des organisateurs des regroupements, a fait savoir dans un communiqué que 170 000 personnes, selon ses estimations, étaient descendues dans les rues de tout le pays. Ce chiffre, qui est impossible à vérifier, est quelque peu inférieur à celui d’autres évaluations rendues publiques lors de manifestations précédentes.

La foule qui s’est réunie sur la place de Paris, à proximité de la résidence du Premier ministre, était importante par rapport aux dernières semaines. Certaines informations ont fait état de la présence de 10 000 manifestants.

Plusieurs défilés ont eu lieu à travers la capitale. L’un d’eux, auquel participaient plusieurs centaines d’activistes, a entraîné des affrontements avec la police.

Les responsables de la police ont indiqué que l’une des marches organisées dans les rues de la ville avait eu lieu sans coordination préalable et qu’après le retour des manifestants aux abords de la résidence du Premier ministre – le site au cœur du mouvement de protestation – « certaines personnes présentes se sont opposées à la police et ont renversé les barrières de sécurité qui avaient été installées ».

Les forces de l’ordre ont procédé à sept arrestations au cours de ces altercations.

A Tel Aviv, plusieurs centaines de personnes qui n’étaient pas allées à Jérusalem ont défilé à partir de la place Habima.

Il y a eu également des informations de violences commises sur les manifestants et notamment à Haïfa, à Holon et à Tel Aviv. La police a fait savoir qu’elle avait appréhendé trois personnes soupçonnées d’avoir menacé les protestataires avec un taser à Tel Aviv, et un individu qui aurait jeté un œuf sur des militants à Holon.

Un cycliste travaillant pour l’entreprise de livraison Wolt aurait été arrêté pour avoir tenté de renverser des manifestants avec son vélo à Tel Aviv. C’est la seconde semaine qu’un livreur de la compagnie est mis en cause pour avoir agressé des personnes issues du mouvement de protestation anti-Netanyahu et il est possible qu’il s’agisse du même individu.

Un compte Twitter appelé « Les mères contre les violences policières » a indiqué que l’une de ses membres avait appelé la police après avoir reconnu le livreur en bicyclette qui, selon elle, était le même individu que celui qui avait utilisé du gaz lacrymogène contre les manifestants, la semaine dernière. Alors qu’elle tentait de l’empêcher de quitter les lieux, il a tenté de renverser ses enfants, a-t-elle raconté.

Selon un journaliste du site Ynet, un second livreur de Wolt a été placé en détention ailleurs dans la ville. Il serait lui aussi soupçonné d’avoir essayé de renverser des manifestants.

Les rassemblements dénonçant Netanyahu sont organisés depuis des mois. S’ils se limitaient majoritairement, à l’origine, à Jérusalem et à Tel Aviv, les militants de tout le pays ont commencé – malgré les interdictions gouvernementales temporaires des déplacements et des manifestations dans le cadre du confinement entraîné par l’épidémie de coronavirus – à mettre en place des regroupements moins importants dans des centaines de lieux, à travers tout le pays.

L’interdiction a, depuis, été levée mais les manifestations dispersées ont continué. Les organisateurs du mouvement de protestation ont demandé à toutes les personnes présentes de porter le masque et de respecter la distanciation sociale, conformément aux régulations sanitaires.

Les incidents de violence se sont multipliés au fur et à mesure que les rassemblements se sont développés, avec notamment des agressions physiques et des attaques au gaz lacrymogène.

La police a expliqué faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les manifestants et maintenir la paix, déployant un grand nombre d’agents dans tout le pays dans cet objectif.

Netanyahu est actuellement traduit en justice dans trois affaires criminelles dans lesquelles il est accusé de fraude, de pots-de-vin et d’abus de confiance. Le Premier ministre n’a cessé de clamer son innocence, attaquant la police, le système judiciaire, les médias et autres hauts-responsables pour ce qui, selon lui et ses alliés, s’apparente à une « chasse aux sorcières ».

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