8 pays à majorité musulmane rejettent les propositions de Katz et Ben Gvir visant à encourager l’émigration de Gaza

Ces pays ont condamné, dans 'les termes les plus fermes', les 'plans et mécanismes proposés visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres'

Des Gazaouis montant à bord d'un camion chargé de denrées alimentaires et d'aide humanitaire provenant du Programme alimentaire mondial, après son arrivée dans le nord de la bande de Gaza, le 16 juin 2025. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP)

Huit pays à majorité musulmane ont condamné dimanche les appels de ministres israéliens à expulser la population de la bande de Gaza, estimant que de telles mesures fragiliseraient le plan de paix défendu par les États-Unis.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait assuré mercredi que son gouvernement était « organisé, et prêt à faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles » la population de Gaza, mais à condition que les États-Unis donnent leur feu vert.

Le lendemain, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait présenté une proposition visant à vider la bande de Gaza de sa population, puis à l’expulser à l’étranger.

En réaction, les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Jordanie, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, d’Indonésie et de Turquie ont condamné, dans « les termes les plus fermes », les « plans et mécanismes proposés visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres ».

« De telles mesures remettent directement en cause les efforts internationaux visant à instaurer la paix, en particulier le plan du président Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, qui rejette fermement tout déplacement forcé », ont-ils ajouté, en référence au plan de paix pour Gaza soutenu par les États-Unis.

Samedi, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, fervent soutien d’Israël et de la politique d’expansion de la présence juive en Cisjordanie, a affirmé qu’il n’existait « aucun plan » israélien visant à expulser la population de Gaza.

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, s’adresse à la presse lors de sa visite au domicile d’un résident américano-palestinien, dans la ville de Turmus Ayya, en Cisjordanie, le 5 septembre 2026. (Crédit: John Wessels/AFP)

Le déplacement forcé d’une population civile constitue un crime de guerre au regard du droit international.

La quasi-totalité des habitants de Gaza a été déplacée par la guerre dévastatrice déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait plus de 1 200 morts sur le sol israélien.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 73 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, dont plus de 500 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.

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