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A Nahariya, le corps d’un défunt circoncis sans le consentement de la famille

Un employé des pompes funèbres dit que son supérieur a demandé à un bénévole d'accomplir le rituel ; le directeur des pompes funèbres dément

Photo d'illustration : le cimetière de Nahariya en 2019. (Crédit :  iStock)
Photo d'illustration : le cimetière de Nahariya en 2019. (Crédit : iStock)

Un employé des pompes funèbres a circoncis le corps d’un homme récemment mort avant ses funérailles, la semaine dernière, sans consentement de la famille qui n’était d’ailleurs pas au courant, selon une plainte qui a été déposée auprès du ministère des Affaires religieuses.

Zman Yisrael, le site hébréophone du Times of Israel, a fait savoir mercredi que l’incident présumé est survenu à Nahariya, dans le nord du pays. Le rituel a été accompli par un bénévole sans expérience, sur instruction d’un responsable du Conseil religieux local.

La plainte a été déposée par un autre employé du cimetière, Avital Keren, qui a confié à Zman Yisrael qu’il s’agissait d’une violation flagrante des règles en vigueur lors des funérailles juives.

« Vers la fin du travail de purification, on a découvert que le défunt n’était pas circoncis – quelque chose qui survient occasionnellement chez les immigrants en provenance de l’ex-Union soviétique », a dit Keren.

« Dans des circonstances normales, on demande la permission de la famille et, si elle nous est accordée, on fait venir un mohel expérimenté qui fait une circoncision symbolique », a expliqué Keren, qui a noté qu’en cas de refus de la famille, il n’était pas interdit de pratiquer des funérailles juives traditionnelles.

« Dans ce cas précis, l’un des bénévoles a appelé le directeur et il lui a dit que le défunt n’était pas circoncis. Le directeur, sans y réfléchir à deux fois, a dit au bénévole : ‘Prends un couteau et fais-le’, » a-t-il raconté.

Avital Keren, employé au cimetière de Naharuya. (Autorisation : Photographe)

« C’est quelque chose qui va à l’encontre de toutes les lois existantes et c’est un acte très grave. C’est une procédure chirurgicale et c’est absolument interdit de faire une circoncision en l’absence de consentement », a-t-il continué.

La fille du défunt a affirmé à Zman Yisrael qu’elle était horrifiée.

De son côté, le directeur des pompes funèbres a démenti l’incident.

Cependant, selon Avi Levy, ancien directeur du cimetière, de tels incidents se sont déjà produits auparavant avec des responsables religieux qui l’ont pressé d’accélérer ou de raccourcir des procédures de circoncision des défunts – des pressions qu’il a rejetées avec fermeté, dit-il.

« Ces propos me choquaient. A mon époque aussi, ils ont essayé plus d’une fois », raconte-t-il. « On me disait : ‘ferme les yeux là-dessus, nous sommes soumis à la loi juive, nous avons le droit de faire ça’, » a ajouté Levy.

« Je me suis toujours assuré de demander à la famille et il y a eu, à une occasion, une famille qui a refusé la circoncision : nous avons enterré le défunt sans qu’il soit circoncis », a continué Levy.

Une circoncision effectuée sur un défunt, sans la permission de la famille, est similaire à une autopsie pratiquée sans le consentement des proches et contrevient à la loi sur l’autonomie de l’individu, même après la mort.

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