À Sens, des élèves tournent un court-métrage sur des enfants juifs cachés durant la Seconde Guerre mondiale

Au collège Montpezat, la section cinéma de la cité scolaire Gaston Bachelard a réalisé 'En attendant la fin', qui retrace l’histoire d’enfants juifs protégés dans la colonie de vacances Le Nid Fleuri

Capture d’écran de la page Facebook Nous autres de la 5

Au collège Montpezat, à Sens, des élèves se sont plongés dans l’histoire pour tourner un court-métrage sur des enfants juifs protégés durant la Seconde Guerre mondiale, mêlant mémoire locale et apprentissage du cinéma.

Début décembre, la section cinéma de la cité scolaire Gaston Bachelard, à Bar-sur-Aube, a tourné un court-métrage intitulé « En attendant la fin », qui raconte l’histoire d’enfants juifs cachés dans la colonie de vacances Le Nid Fleuri, située à une vingtaine de kilomètres de Bar-sur-Aube.

Sous la direction de Jean-Jacques Breniaux, professeur d’arts plastiques et de cinéma et lieutenant-colonel réserviste au 61e régiment d’artillerie, le tournage s’est déroulé sur plusieurs sites. Après plusieurs jours au Nid Fleuri, deux scènes clés ont été filmées dans l’enceinte du collège Montpezat. « Ces séquences ouvrent le film, montrant l’arrestation de Juifs par les soldats allemands », explique le réalisateur.

Chaque année, la section cinéma s’inspire de l’histoire locale, qu’il s’agisse du 61e régiment d’artillerie, basé à Chaumont-Semoutiers, ou d’événements historiques marquants. Pour recréer l’architecture parisienne des premières scènes, les élèves ont choisi l’aile A du collège Montpezat.

Le film met en lumière le courage de pasteurs ayant protégé des enfants juifs au Nid Fleuri. « Lors de notre visite, nous avons rencontré Jeanne Funé, la fille du couple qui dirigeait la colonie », précise Caroline Loock-Hertzog, actuelle proviseure de la cité scolaire Gaston Bachelard et ancienne principale du collège Montpezat. Les Funé ont été reconnus Justes parmi les Nations en 2009.

L’histoire se concentre sur trois enfants de la famille Draï, Paul, Nelly et Pierre, cachés entre 1943 et 1944. Pour la première fois, les élèves participent également devant la caméra. « Cela leur permet de découvrir leurs talents et leurs limites », explique Jean-Jacques Breniaux a l’Yonne Républicain, qui a créé ces courts-métrages en 2014 au sein de l’association Nous autres de la 5.

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