Abus sexuels sur des détenus palestiniens : La CoP dénonce l’article du New York Times
Les sources du journal sont 'peu fiables, imprécises, litigieuses et sans preuves', selon les dirigeants de la Conférence des présidents des principales organisations juives US
La Conférence des présidents des principales organisations juives américaines (CoP) a fermement condamné l’article du New York Times, par ailleurs largement critiqué, selon lequel des détenus palestiniens auraient été victimes d’abus sexuels systématiques.
Dans un communiqué, la présidente du groupe, Betsy Berns Korn, et son directeur général, William C. Daroff, ont affirmé que les informations contenues dans cet article « reposaient sur des affirmations dont les sources sont peu fiables, imprécises, litigieuses et non étayées par des preuves ».
« L’article met en avant des témoignages anonymes, pour la plupart de seconde main, qui ont été fournis par des groupes de défense connus pour leur partialité et leur crédibilité douteuse, dont certains ont déjà été pris en flagrant délit de mensonge, ainsi que des allégations non vérifiées » , peut-on lire dans la déclaration. « Il existe une différence fondamentale entre des actes condamnables avérés et des allégations dont les sources sont peu fiables, litigieuses ou non prouvées. Cette distinction est essentielle dans les sociétés démocratiques. Elle permet de tracer la frontière entre un journalisme responsable et la désinformation. »
Le communiqué pointe également du doigt le fait que l’ancien Premier ministre Ehud Olmert a dénoncé la déformation par l’article d’une affirmation qu’il avait faite au journaliste Nicholas Kristoff. Il considère par ailleurs que le moment choisi pour la publication de cet article, peu avant la sortie d’un rapport majeur sur les viols d’Israéliennes par le Hamas, est « pour le moins discutable ».
« Au moment où des preuves des atrocités systématiques et barbares qui ont été commises par le Hamas sont rendues publiques, l’article de Kristoff choisit plutôt de propager des allégations anonymes qui restent litigieuses et non vérifiées, avec notamment des accusations de sadisme totalement invraisemblables et hautement improbables dont le but semble être de détourner l’attention du rapport de la Commission en suggérant une fausse équivalence morale », a ajouté le communiqué, qui met aussi en garde contre le risque que ces allégations ne nourrissent la violence à l’encontre des Juifs.
« Pendant des siècles, les accusations de meurtre rituel ont dépeint les Juifs comme des êtres sadiques et inhumains. Lorsqu’elles sont reprises dans les récits modernes, ces thèses renforcent des schémas qui ont historiquement alimenté la haine et la violence à l’encontre des Juifs. »
« Diffuser des allégations infondées et provocatrices sur les Juifs est très dangereux », conclut le communiqué.