Accord entre le Pentagone et Lockheed Martin pour 850 F-35 en dix ans

Ni le gouvernement américain, ni Lockheed Martin, n'ont dévoilé la valeur de cet accord

Illustration : Un F-35 Lightning II de l’armée de l’air américaine, affecté à la 48ᵉ escadre de chasse, s’approchant d’un KC-135 Stratotanker lors d’une mission de ravitaillement au-dessus de la Suède, le 10 juin 2026. (Crédit : Armée de l’air américaine)

Le Pentagone a annoncé jeudi, dans un communiqué, la finalisation d’un accord-cadre décennal avec le constructeur américain Lockheed Martin pour la fourniture d’au moins 850 chasseurs-bombardiers furtifs F-35 sur la période.

Cet accord, qui vise à « renforcer et moderniser » la flotte américaine de F-35 Lightning II Joint Strike Fighter (chasseur d’attaque multirôle), est soumis à une validation du Congrès, qui devra également approuver les crédits budgétaires correspondants, souligne le ministère américain de la Défense dans son communiqué.

Ni le gouvernement américain, ni Lockheed Martin, n’ont dévoilé la valeur de cet accord.

Contacté par l’AFP, Lockheed Martin n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Les F-35, que les forces américaines ont utilisés lors de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, existent en trois versions et peuvent coûter plus de 100 millions de dollars l’unité.

L’accord garantit « un plancher de 850 appareils sur une décennie et inclut la fourniture des pièces détachées et des équipements nécessaires à l’adaptation, ainsi que la maintenance de l’ensemble de la flotte de F-35 », précise le Pentagone.

En contrepartie de cet engagement décennal de l’administration, Lockheed Martin va investir au moins sept milliards de dollars dans des initiatives visant à améliorer les capacités industrielles et logistiques du programme F-35, ajoute le ministère.

En combinant visibilité à long terme sur les commandes et accélération des investissements privés, « nous avons fondamentalement changé notre manière de stabiliser la base industrielle de défense américaine afin de produire rapidement et à grande échelle », a déclaré le ministre adjoint de la Défense Michael P. Duffey, cité dans le communiqué.

Dans un communiqué distinct, Lockheed Martin a fait savoir que cet accord lui garantirait une cadence de production continue de « 156 avions par an ».

Ce contrat pluriannuel « consacre le rôle » du F-35 comme « principal avion de combat de première ligne du monde libre pour les années à venir » tout en constituant « un moteur de croissance durable pour Lockheed Martin », s’est félicité James Taiclet jeudi, lors d’un appel avec des investisseurs à l’occasion de la publication des résultats trimestriels du groupe.

Outre les appareils eux-mêmes, l’accord couvre également des « commandes de clients internationaux », a indiqué Lockheed Martin.

L’avion suscite un vif intérêt à l’étranger. Le mois dernier, les États-Unis ont ainsi approuvé la vente de 48 exemplaires de cet appareil à l’Arabie saoudite pour 24,3 milliards de dollars.

Lockheed a d’ailleurs annoncé jeudi des performances financières meilleures qu’attendu, profitant d’une hausse de ses activités dans tous ses segments.

Le groupe de Bethesda (Maryland) a enregistré un chiffre d’affaires de 20,71 milliards de dollars, en hausse de 11,28 % sur un an, et son bénéfice net s’élève à 1,84 milliard de dollars, selon un communiqué.

Dans les premiers échanges à l’ouverture de la Bourse de New York, vers 13 h 35 GMT, l’action Lockheed Martin s’envolait de près de 8 %.

read more: