Allemagne : 2 hommes condamnés à de la prison pour avoir planifié des attentats antisémites
Ali S. a été condamné à 8,5 ans et son complice à 4,5 ans pour avoir planifié des attentats meurtriers visant notamment les présidents de l’Association germano-israélienne et du Conseil central des Juifs d’Allemagne
Jeudi, un tribunal allemand a condamné deux hommes reconnus coupables d’avoir planifié des attentats contre des personnalités publiques pro-Israël de premier plan et d’avoir espionné des Juifs pour le compte des services secrets iraniens.
Le tribunal de Hambourg a condamné un ressortissant danois, identifié sous le nom d’Ali S., à huit ans et demi de prison pour avoir planifié des attentats meurtriers visant notamment le président de l’Association germano-israélienne, Volker Beck, et le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Josef Schuster.
Son complice, un Afghan nommé Tawab M., a été condamné à quatre ans et demi de prison. Selon le parquet, il avait accepté de recruter un troisième homme et de lui fournir une arme pour l’attaque contre Beck.
Ali S. recevait ses ordres de la Force Al-Qods, la branche chargée des opérations à l’étranger du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, depuis le début de l’année 2025, ont précisé les procureurs.
Les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Allemagne à la suite de leur arrestation et de leur extradition l’an dernier au Danemark.
Lorsque les chefs d’accusation ont été rendus publics en mai, Beck a appelé Berlin à expulser l’ambassadeur iranien ainsi que les fonctionnaires consulaires.
« La vie juive et l’attachement à l’État juif et démocratique sont sans cesse menacés de mort et attaqués par le régime de la République islamique d’Iran sur le sol allemand », avait-il déclaré à l’époque.
En juillet 2025, le ministère allemand des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur d’Iran pour protester contre l’arrestation d’Ali S. au Danemark.
À l’annonce des chefs d’accusation contre les deux hommes, l’ambassade d’Iran à Berlin avait publié un communiqué rejetant ce qu’elle qualifiait « d’allégations infondées formulées à la demande des ennemis de l’Iran ».