Amende contre un militant anti-Israël pour une action sur le tour de France
'La liberté d'expression ne doit pas se faire au prix de la sécurité des personnes', selon le procureur ; le prévenu écope aussi de deux ans d'interdiction de stade
Un militant anti-Israel, qui avait perturbé en juillet la fin d’une étape du Tour de France cycliste, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Toulouse à une amende de 300 euros avec sursis.
Lors de l’audience, le ministère public a souligné le danger que représentait son intervention à proximité de la ligne d’arrivée, pouvant provoquer la chute de coureurs, lancés à grande vitesse dans le sprint final.
« La liberté d’expression ne doit pas se faire au prix de la sécurité des personnes », a lancé le procureur au prévenu, un étudiant à Normale Sup de 26 ans, avant de requérir 500 euros d’amende et deux ans d’interdiction de stade.
Le militant a mis en avant qu’il avait organisé son action avec « tout le soin possible pour ne blesser personne et ne pas interrompre la course » et qu’il voulait seulement « faire passer un message politique », protester contre la présence d’une équipe israélienne dans le peloton.
« Et l’objectif, politiquement, il est atteint. La mission était de faire parler du peuple gazaoui et de ce qu’il est en train de subir » en Palestine, a déclaré le prévenu à des journalistes, après sa condamnation.
Le 16 juillet, à moins de 100 mètres de la ligne d’arrivée dans le centre de Toulouse, la fin de l’étape a été marquée par l’intrusion de ce militant, portant un tee-shirt « Israel out of the Tour » (« Israël hors du Tour »). Il a été plaqué comme un rugbyman par un membre de l’organisation de la course.
Quelques mois après l’incident de Toulouse, le Tour d’Espagne cycliste a été perturbé par de nombreuses manifestations protestant aussi contre la présence de l’équipe israélienne Israel Premier Tech dans cette compétition.