Amit Saar : Les manifestations n’entraîneront pas la chute du régime iranien

Les manifestations 'dénoncent l'essence même du régime', a dit le chef du département de recherche des Renseignements militaires

Illustration : Des Iraniens protestant contre la mort de Mahsa Amini, 22 ans, après son arrestation par la police des mœurs le mois dernier, à Téhéran, le 27 octobre 2022. (Crédit : Une personne non employée par l'Associated Press et obtenue par l'AP hors d'Iran/Middle East Images)

Le chef du département de recherche des renseignements militaires a indiqué, lundi, qu’il pensait que le régime iranien survivrait aux manifestations qui balaient actuellement le pays.

Prenant la parole lors d’une conférence organisée par Gazit, un think-tank militaire, le général de brigade Amit Saar a déclaré que les mouvements massifs de protestation entraînés par la mort d’une jeune femme, Mahsa Amini, après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs, au mois de septembre, étaient différents des manifestations antérieures contre le régime.

Il a précisé que le mouvement de protestation durait plus longtemps que prévu – il dure depuis presque trois mois – et qu’il a été exceptionnellement violent, en particulier de la part des protestataires qui s’en sont pris aux forces de sécurité.

« Les manifestations de 2009 avaient été entraînées par la politique, celles de 2019 par la situation économique mais celles de 2022 dénoncent l’essence même du régime », a déclaré Saar.

« Les manifestants ne crient pas : ‘Changez la loi sur le hijab’, ils crient : ‘A bas le régime’, » a-t-il ajouté.

« Le gouvernement d’oppression iranien parviendra probablement à survivre à la colère. Il a mis en place des outils d’une grande force pour prendre en charge ce type de mouvement », a-t-il continué.

« Mais je pense que même si ces manifestations faiblissent, les raisons qui les justifient resteront les mêmes et le régime iranien va avoir des problèmes pendant de longues années », a estimé Saar.

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