Annexion : la date du 1er juillet n’est « pas sacrée » – Responsable américain
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Annexion : la date du 1er juillet n’est « pas sacrée » – Responsable américain

Un haut responsable de la Maison Blanche dit que le calendrier "n'est pas rigide" et met en garde les Palestiniens contre des "conséquences négatives" s'ils refusent de négocier

Des partisans de l'annexion marchent en Cisjordanie, au sud de Jérusalem, le 27 février 2020. (Crédit : Gershon Elinson/ Flash90)
Des partisans de l'annexion marchent en Cisjordanie, au sud de Jérusalem, le 27 février 2020. (Crédit : Gershon Elinson/ Flash90)

Un haut responsable américain a indiqué qu’Israël pourrait songer à reporter une initiative controversée d’annexer certains pans de la Cisjordanie, selon des informations parues mardi dans un média en hébreu.

Le responsable, qui s’est entretenu avec la Treizième chaîne sous couvert d’anonymat, a expliqué que le 1er juillet – date à laquelle la coalition israélienne naissante a estimé qu’elle pourrait entamer l’annexion – n’était pas « une date sacrée » pour les États-Unis.

Il a précisé que ce message avait été transmis à ses homologues israéliens.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo est arrivé mercredi matin en Israël. Il devrait aborder l’annexion, entre autres sujets, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le prochain ministre de la Défense Benny Gantz.

Selon l’accord de coalition conclu entre Netanyahu et Gantz, qui prévoit un gouvernement de partage de pouvoir, la législation portant sur l’annexion des implantations et de la Vallée du Jourdain – conforme au plan de paix mis au point par l’administration Trump – ne pourra commencer que le 1er juillet.

Le gouvernement doit prêter serment jeudi.

Une équipe américano-israélienne a été établie pour dessiner les frontières qui seront établies dans le cadre de cette initiative d’annexion possible, même si son travail a été ralenti par la crise du coronavirus, pendant laquelle Israël a interdit l’entrée des ressortissants étrangers sur son territoire. Les États-Unis, de leur côté, ont évacué une partie de leurs personnels diplomatiques.

Le secrétaire d’Etat State Mike Pompeo (g) rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv le 29 avril 2018. (Crédit : Matty Stern/US Embassy Tel Aviv/Flash90)

David Schenker, chef du bureau des Affaires du Proche-Orient au département d’État, a indiqué la semaine dernière que la commission de cartographie n’avait pas terminé son travail.

Le responsable a confié à la Treizième chaîne que l’administration n’était pas vraiment prête à se pencher sur l’annexion, aux prises actuellement avec la pandémie de coronavirus et d’autres questions.

« Le calendrier des Israéliens n’est pas rigide à nos yeux », a-t-il clamé.

Il a également mis en garde les Palestiniens contre des « conséquences négatives » – dont il n’a pas précisé la nature – s’ils devaient refuser d’entamer des négociations de paix avec Israël.

« Si les Palestiniens continuent à se mettre à l’écart et ne viennent pas négocier, alors il y aura des conséquences négatives, et cela facilitera, pour nous, la prise de décisions concernant l’annexion israélienne », a-t-il poursuivi.

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