Appel aux dons pour des caniches blessés à Eilat par un missile iranien
Les chirurgies de Tsili et Gili devraient coûter plusieurs dizaines de milliers de shekels, et leur propriétaire, Danielle Haroush, 'peine à joindre les deux bouts', selon sa sœur
La propriétaire des deux caniches gravement blessés samedi dernier lors d’une attaque de missiles iraniens a lancé un appel aux dons pour l’aider à couvrir les frais engendrés par les chirurgies lourdes que ses chiens doivent subir ; des frais qui ne sont pas pris en charge par l’État.
Ce week-end, Danielle Haroush, 33 ans, exerçait son métier de vendeuse dans la station balnéaire d’Eilat, dans le sud du pays. C’est son cousin, Ben Avital, qui s’occupait des chiens, baptisés Tsili et Gili.
Lorsque les sirènes ont retenti pour signaler un missile en approche, Avital s’est précipité chez lui avec les chiens. Mais il n’a pas réussi à atteindre l’abri antiaérien à temps.
Le parking voisin de son domicile est l’un des trois sites qui ont été touchés par un missile à sous-munitions.
Lundi, Avital, dont les deux chevilles ont été fracturées et qui a reçu des éclats de missile entre les yeux, était encore à l’hôpital. Il a toutefois réussi à extraire Tsili, la chienne, des décombres. Tsili, qui souffre d’une déchirure ligamentaire à la patte, profite désormais de sa convalescence, chez elle, après une opération réussie, a déclaré la sœur de Haroush, Inbal Habari.
Gili, le mâle, a dû être dégagé des décombres sous lesquels il était enfoui plus profondément. Il s’est fracturé les deux pattes arrière et le bassin, et devra subir une intervention chirurgicale dès qu’il se sera remis du choc.
« Nous sommes conscients que le rétablissement de Gili sera long, et que Danielle ne pourra pas travailler pendant quelques temps », a expliqué Habari au Times of Israel, précisant que le chien devait rester immobilisé pour pouvoir se rétablir.
Si le vétérinaire a accepté de soigner les deux chiens gratuitement à ce stade, il faudra néanmoins régler une facture, que Habari estime à plusieurs dizaines de milliers de shekels.
« Les chiens ne sont pas couverts par une assurance. Et même s’ils l’avaient été, celle-ci n’aurait pas pris en charge les dommages liés à la guerre », a affirmé Habari. Aucune aide de l’État n’est en effet prévue.
Dimanche soir, la famille a publié un appel à financement participatif (en hébreu).
« Danielle arrive à peine à joindre les deux bouts. Ses chiens sont toute sa vie. Elle ne s’attendait pas du tout à ça », a confié Habari.
Yasmin Sacks Fridman, députée de Yesh Atid à la Knesset et militante pour les droits des animaux, a annoncé avoir écrit au ministère des Finances et à l’administration fiscale, les exhortant à trouver un moyen d’indemniser les propriétaires d’animaux de compagnie pour les blessures subies par ces derniers durant la guerre.
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