Après les émeutes en France, Israël et le CRIF s’inquiètent pour les Juifs
Le ministre Amichaï Chikli a estimé que la France était entrée dans une 'guerre civile'
Après les émeutes de ce samedi 17 octobre 2026 dans plusieurs villes françaises, le ministre israélien des Affaires de la diaspora, Amichaï Chikli, a estimé dimanche que la France était entrée dans une « guerre civile ».
« Je souhaite à la France de vaincre la barbarie, malgré sa trahison envers Israël », a écrit Chikli sur X, avant d’avertir que la Belgique et le Royaume-Uni pourraient connaître des troubles similaires.
Il faisait référence, dans son message, au fait que la France a reconnu l’an dernier un État palestinien, allant à l’encontre de la position israélienne sur la question.
Le saccage d’une synagogue saccagée dans le 19e arrondissement de Paris, dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, a également suscité de vives inquiétudes et condamnations. Robert Ejnes, directeur général du CRIF, a indiqué que le nature précise des dégradations n’était pas encore établi. Il n’est en effet pas clair s’il s’agit d’un acte antisémite, ou lié aux émeutes, ou d’un cambriolage.
Le ministre israélien de l’Alyah et de l’Intégration, Ofir Sofer, a pour sa part condamné les dégradations de la synagogue, estimant qu’il s’agissait d’un « signe alarmant de la montée de l’antisémitisme dans les rues de France » dans un communiqué.
Le ministre a ordonné aux services de l’alyah que les personnes qui ont déjà ouvert un dossier d’immigration depuis la France soient contactées afin d’accélérer leurs démarches.
Il a aussi critiqué ouvertement Emmanuel Macron, affirmant que sa position unilatérale envers Israël, ainsi que son refus de reconnaître le danger que représente l’islam radical, mettaient en péril la sécurité de la communauté juive.
Bruno Benjamin, président de la branche Marseille-Provence du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a lui réclamé auprès de l’agence Jerusalem News Syndicate l’envoi de l’armée face aux émeutiers, et un renforcement des forces de l’ordre. « À force d’appeler à l’intifada, voilà nous y sommes, » a-t-il aussi dit, cité par Radio J, reprenant une expression utilisée par le maire de Nice, Eric Ciotti, pour qui le pays fait face à une « insurrection » et à une « intifada française », tout en s’en prenant à l’extrême gauche, à Jean-Luc Mélenchon et en dénonçant un manque de moyens policiers sur place.
Bruno Benjamin a aussi accusé l’extrême-gauche d’encourager les violences et a dénoncé la présence de drapeaux palestiniens dans les manifestations, estimant que cette situation pourrait favoriser le Rassemblement national (RN) à l’approche de la présidentielle de 2027.
Parmi les victimes de ces émeutes, beaucoup de commerçants juifs sans qu’il soit permis de dire que les casseurs ciblent délibérément les commerces gérés par des Juifs comme cela a été rapporté notamment par le journaliste Paul Amar et relayé par des médias en Israël.
Audelia Sitbon est pharmacienne. Elle possède la pharmacie Beaurepaire, dans le 10ème arrondissement de Paris. En larmes, elle découvre sa pharmacie complètement détruite. pic.twitter.com/josKybOk8D
— Réel média (@reelmediaoff) October 19, 2026