Après un lancement raté, l’Iran prévoit d’envoyer 3 satellites dans l’espace

Les satellites devraient transmettre des données pour des applications civiles comme la navigation, l'agriculture et l'environnement, selon le chef de l'Agence spatiale iranienne

Cette photographie publiée par le site internet du ministère iranien de la Défense le jeudi 27 juillet 2017,affirme montrer la fusée transportant le satellite Simorgh, au centre, avant d'être lancée dans l'espace depuis le centre spatial national Imam Khomeini dans un endroit non identifié en Iran. (Ministère iranien de la Défense via AP)

La télévision iranienne d’État a déclaré que le pays prévoyait d’envoyer trois satellites en orbite dans les trois prochains mois, malgré un lancement raté en août.

Mardi, le télévision d’État a cité le chef de l’Agence spatiale iranienne, Morteza Barari, qui a déclaré que les satellites devraient transmettre des données pour des applications civiles comme la navigation, l’agriculture et l’environnement. Il n’a pas donné plus de détails.

En septembre, l’Iran a reconnu qu’une explosion s’était produite dans son centre spatial avant le lancement du satellite, le troisième échec impliquant une fusée cette année.

Les Etats-Unis considèrent que de tels lancements de satellites contreviennent à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant l’Iran à ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires. L’Iran affirme que les tests n’ont pas de dimension militaire.

Ces dix dernières années, l’Iran a envoyé plusieurs satellites en orbite qui n’ont pas fonctionné longtemps.

Cette image du compte Twitter du président américain Donald J. Trump montre ce qui semble être une photographie du renseignement américain sur les résultats de l’explosion au centre spatial Imam Khomeini dans la province iranienne de Semnan, le 29 août 2019. On peut voir les restes d’une fusée sur la rampe de lancement. La tentative de lancement du satellite a été critiquée par les Etats-Unis. (Twitter via AP)

Washington et Téhéran s’opposent dans une crise politique depuis l’année dernière, quand Trump s’est unilatéralement retiré de l’accord de 2015 qui avait levé les sanctions imposées contre l’Iran en échange d’un arrêt de son programme nucléaire.

Entre autres raisons, Trump a critiqué l’accord international parce qu’il ne limitait pas le développement des missiles iraniens. Les dirigeants iraniens ont dit que le programme de missile du pays n’était pas négociable.

En août dernier, le chef du puissant groupe des Gardiens de la révolution s’était vanté du test réussi d’un nouveau missile et, le mois dernier, Téhéran a dévoilé trois nouveaux missiles de précision. Le ministère de la Défense a déclaré que cela montre que son pays est prêt à se défendre face à la « malveillance et aux complots » américains.

L’Iran dispose de missiles de moyenne distance sol-sol d’une portée allant jusqu’à 2 000 kilomètres qui peuvent atteindre Israël et des bases américaines dans la région.

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