Armée : Le drone iranien détruit en Israël en février transportait des explosifs
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Armée : Le drone iranien détruit en Israël en février transportait des explosifs

En représailles, Israël avait effectué un raid aérien sur la base, qualifiée d' "iranienne" par l'armée, d'où était parti le drone

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient un morceau du drone iranien abattu dans l'espace aérien israélien au troisième jour de la 54e conférence de Munich sur la sécurité organisée à l'hôtel Bayerischer Hof, dans le sud de l'Allemagne, le 28 février 2018 (Capture d'écran)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient un morceau du drone iranien abattu dans l'espace aérien israélien au troisième jour de la 54e conférence de Munich sur la sécurité organisée à l'hôtel Bayerischer Hof, dans le sud de l'Allemagne, le 28 février 2018 (Capture d'écran)

Le drone iranien qui s’était infiltré à partir de la Syrie dans l’espace aérien israélien le 10 février était armé d’explosifs et devait mener une attaque en Israël, a affirmé vendredi un communiqué l’armée israélienne.

Ce communiqué a été publié alors qu’une extrême tension règne actuellement entre Israël et l’Iran sur le front syrien.

Lundi, une base aérienne en Syrie a été la cible d’un raid que le régime de Bachar al-Assad ainsi que ses alliés russe et iranien ont attribué à Israël et dans lequel au moins 14 combattants, dont 7 Iraniens, ont été tués.

Le lendemain, l’Iran a promis une riposte.

Les responsables israéliens se sont toutefois refusé à confirmer leur responsabilité dans cette opération tout en multipliant les mises en garde à Téhéran.

« Nous ne permettrons pas d’ancrage iranien en Syrie quel que soit le prix à payer », a averti mardi le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman.

D’après le communiqué de l’armée publié vendredi, le drone intercepté le 10 février dans l’espace aérien israélien a été « identifié et suivi par les systèmes de défense israéliens jusqu’à sa destruction » par des hélicoptères de combat.

Selon Israël, ce drone était piloté à distance par des Iraniens basés en Syrie. En représailles, Israël avait effectué un raid aérien sur la base, qualifiée d’ « iranienne » par l’armée, d’où était parti le drone.

Un des appareils israéliens ayant participé à l’opération avait été touché par la défense anti-aérienne syrienne, un fait rarissime, avant de s’écraser en territoire israélien.

L’aviation israélienne avait alors répliqué en lançant des raids contre une douzaine de cibles syriennes et iraniennes.

La base militaire où Israël a mené un raid de représailles après l’interception du drone est la même que celle où le raid aérien du 9 avril, imputé à Israël par Damas, Moscou et Téhéran, a eu lieu.

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre.

Les relations sont d’autant plus tendues que trois ennemis d’Israël opèrent sur le théâtre syrien : le régime lui-même, l’Iran et le Hezbollah libanais.

Vendredi, le chef du mouvement terroriste chiite Hassan Nasrallah a d’ailleurs déclaré qu’Israël avait commis une « erreur historique » en menant le raid du 9 avril et que l’Etat hébreu était désormais en « combat direct » avec l’Iran en Syrie.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours télévisé lors d’une cérémonie tenue par le groupe terroriste à Beyrouth en commémoration de ses dirigeants assassinés, le 16 février 2018 (AFP Photo / Joseph Eid)
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