Arrestation à Los Angeles d’une nièce du chef du CGRI assassiné, au train de vie dispendieux
Tout en publiant des contenus pro-Téhéran et célébrant les attaques contre des soldats américains, Hamideh Soleimani Afshar donne à voir un style de vie luxueux et occidental
L’arrestation d’une nièce du général iranien assassiné Qassem Soleimani a mis l’accent sur le contraste entre les contenus pro-iraniens et anti-américains qu’elle publie sur ses réseaux sociaux et son style de vie somptuaire à Los Angeles.
Samedi dernier, le Département d’État américain a qualifié Hamideh Soleimani Afshar de « fervente » soutien du « régime terroriste » iranien et déclaré que ses droits à résidence avaient été révoqués, tout comme ceux de sa fille, son mari étant pour sa part interdit d’entrée aux États-Unis, lit-on dans le communiqué.
Le Secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé cette décision sur X : « L’administration Trump ne laissera pas notre pays devenir le foyer de ressortissants étrangers qui soutiennent des régimes terroristes anti-américains. »
À plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, Soleimani Afshar a qualifié les États-Unis de « Grand Satan » et s’est réjouie des attaques contre les soldats américains au Moyen-Orient, a indiqué le Département d’État.
Selon le New York Post, Soleimani Afshar a publié des messages de soutien au régime iranien, notamment depuis le début de la guerre, en février dernier, et s’est réjouie de la nomination de Mojtaba Khamenei comme guide suprême, pour succéder à son père, tué le premier jour de la campagne américano-israélienne.
Elle a par ailleurs exprimé son soutien aux menaces du régime de saisir les avoirs d’expatriés iraniens que Téhéran qualifiait de « traîtres », écrivant que leurs « mains sont entachées du sang du peuple », selon une traduction du farsi faite par le Post.
« Imposer des réparations de guerre aux ordures qui ont trahi leur patrie a quelque chose de très satisfaisant », a-t-elle écrit.
Elle aurait également partagé un dessin favorable au régime actuel et défavorable à Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier Shah d’Iran, sur lequel on le voyait brandir des drapeaux américains et israéliens sur fond de missiles en train de s’abattre sur une ville. La légende disait « Pourquoi Reza Pahlavi n’est pas l’avenir de l’Iran », laissant entendre que Pahlavi était quelque part responsable de la guerre contre son pays.
Au-delà de la propagande pro-régime iranien, Soleimani Afshar se sert de son compte Instagram pour publier des photos d’elle dans des tenues osées, catégoriquement interdites aux femmes dans la sphère publique en Iran.
Sur ces photos, dont certaines ont été prises en public, elle ne porte pas le couvre-chef islamique, comme cela serait exigé en Iran pour une femme mariée.
Selon le rapport, une photo — qui semble avoir été retouchée — la donne à voir avec des bijoux en or et un sweat-shirt à capuche de marque Louis Vuitton. Sur une autre, on la voit boire du champagne.
Sur d’autres publications, on la voit en bikini, avec un décolleté plongeant, ou encore posant joyeusement dans la rue, vêtue d’un short.
Ces dernières années, en Iran, ont été émaillées de cas de femmes interpelées pour non respect des stricts codes de la pudeur, qui incluent le port du hijab en public.
Selon le Post, Afshar est entrée aux États-Unis avec un visa touristique en 2015avant d’obtenir l’asile en 2019 puis la carte verte en 2021.
Qassem Soleimani, chef de longue date de la Force Qods du CGRI, a été tué par des drones américains alors qu’il se trouvait dans la capitale irakienne, Bagdad, en janvier 2020, lors du premier mandat du président américain Donald Trump.
Les agences de presse iraniennes ont assuré samedi que la fille de Soleimani, Narjes Soleimani, avait déclaré que la famille et les proches du défunt commandant militaire iranien n’avaient jamais vécu aux États-Unis et qu’il avait deux neveux, mais pas des nièces.