Arrestation d’une femme soupçonnée de harcèlement envers Bar Refaeli
Cette habitante de Beer Sheva aurait enfreint une précédente injonction d'éloignement en se rendant au domicile de la mannequin ; le tribunal a ordonné une évaluation psychiatrique
Mercredi soir, une femme a été arrêtée, soupçonnée d’avoir harcelé la mannequin israélienne Bar Refaeli, en se rendant à son domicile ainsi qu’à celui de ses proches.
La femme, qui vit à Beer Sheva, n’a pas de casier judiciaire mais des antécédents psychiatriques, expliquent les médias israéliens.
Elle a été attraite devant le tribunal de première instance de Tel Aviv jeudi et la police a demandé son placement en détention provisoire cinq jours de plus.
Toutefois, la Cour a décidé que la suspecte, qui a un fils de trois ans, devait être libérée sous condition d’assignation à résidence et se soumettre à une évaluation psychiatrique. Cette décision a été contestée et la suspecte est restée en détention jeudi.
Un représentant de la police a déclaré au tribunal que le comportement de la suspecte n’avait cessé de s’aggraver ces derniers mois. Ce qui a commencé par l’envoi, chaque jour, de plusieurs messages à Refaeli via Instagram a pris de l’ampleur lorsque l’intéressée s’est rendue au domicile de Refaeli et de ses proches, dont elle était parvenue à se procurer l’adresse.
Selon le site d’information Walla, la femme avait été interrogée sous caution par la police le 2 novembre dernier avant d’être libérée sous conditions, l’une d’entre elles l’empêchant d’approcher Refaeli et sa famille.
Selon Walla toujours, elle aurait enfreint cette ordonnance en recommençant à envoyer des messages menaçants à Refaeli, en exigeant notamment que la mannequin choisisse entre son mari et elle.
Le 26 novembre dernier, Refaeli avait porté plainte contre cette femme, disant craindre pour sa vie. Le mari et les proches de Refaeli ont ajouté leur témoignage contre la suspecte qui a de nouveau été interrogée sous caution et arrêtée, la police estimant qu’il y avait suffisamment de preuves pour une arrestation immédiate.
Lors de l’audience de jeudi, qui s’est tenue à huis clos, l’avocate de la suspecte, Adva Elav, du Service du Défenseur public, a fait valoir que la police avait pris la plainte parce qu’elle concernait Refaeli, alors même que la suspecte n’était pas une criminelle mais une personne avec un besoin d’aide psychologique.
« Les proches de la suspecte ont déjà pris rendez-vous avec un psychiatre », aurait dit Elav à la Cour.
« Elle a un fils de trois ans qui l’attend chez elle.Il s’agit d’une jeune femme aux prises avec une maladie mentale et sans casier judiciaire », a-t-elle ajouté.
La juge Yael Anatot, qui a présidé l’audience, a statué qu’il existait des soupçons raisonnables à l’encontre de la suspecte avant de la remettre en liberté sous résidence surveillée assortie d’une obligation d’évaluation psychiatrique. Elle a également émis une ordonnance restrictive de trois mois lui interdisant de s’approcher à moins d’un kilomètre de Refaeli.
La police ayant fait appel de cette décision de manière à prolonger la détention provisoire de cinq jours, la suspecte restera en garde à vue jusqu’à ce qu’une décision soit rendue.
Refaeli est une personnalité connue dans le monde entier, sans doute l’une des Israéliennes les plus reconnaissables sur la scène mondiale.
Sa famille, bien connue en Israël, n’a pas échappé à la polémique ces dernières années. En 2020, sa mère et elle ont été condamnées pour évasion fiscale, dans une affaire qui impliquait également son beau-père.
Cette affaire, liée aux tentatives de la mannequin et de son entourage de minimiser ses liens avec Israël à des fins fiscales, a écorné son image d’ambassadrice informelle d’Israël.
Elle reste malgré tout une personnalité populaire du petit écran et un égérie que l’on voit souvent sur les panneaux d’affichage le long des routes.
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