Attal annonce « 366 faits antisémites » au premier trimestre 2024, en hausse de « 300 % » sur un an

'L'islamisme est un péril grave pour notre République et un des visages les plus dangereux, les plus destructeurs de l'antisémitisme', a affirmé le Premier ministre

Un manifestant portant un autocollant "le génocide n'est pas un sport, boycottez Israël aux Jeux Olympiques de Paris" lors d'une manifestation "contre les racismes, contre l'islamophobie" à l'appel de diverses organisations à Paris le 21 avril 2024. (Crédit : Alain Jocard/AFP)

Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé lundi que « 366 faits antisémites » avaient été enregistrés en France au premier trimestre 2024, soit « une hausse de 300 % par rapport aux trois premiers mois de l’année 2023 ».

« Personne ne peut nier cette déferlante antisémite. Personne ne peut nier le fait qu’on estime que les Français juifs représentent 1 % de la population française, mais que plus de 60 % des actes antireligieux sont des actes antisémites », a déclaré le chef du gouvernement dans un discours lors du 38e dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) à Paris.

Face à cette hausse, « pas un acte ne doit rester impuni, pas un antisémite ne doit avoir l’âme tranquille », a affirmé le Premier ministre en promettant de « faire preuve d’une fermeté exemplaire à chaque acte ».

Déplorant qu’il ne soit pas possible de connaître précisément le nombre et les condamnations pour des actes commis en raison de la religion, il a annoncé avoir demandé au ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, « de trouver les moyens de mettre en œuvre un recensement de ces cas et de ces condamnations partout en France ».

« L’islamisme est un péril grave pour notre République et un des visages les plus dangereux, les plus destructeurs de l’antisémitisme », a-t-il aussi affirmé, promettant de « s’attaquer frontalement à l’islamisme et au séparatisme ».

Le chef du gouvernement s’en est par ailleurs pris à la France insoumise et à son leader Jean-Luc Mélenchon qu’il a accusé « d’agiter les haines, commettre les sous-entendus les plus indignes ».

Le Premier ministre français Gabriel Attal (G) prononce un discours devant une table avec des portraits d’otages israéliens détenus à Gaza lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) au Carrousel du Louvre à Paris, le 6 mai 2024. (Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP)

« J’ai souvent eu honte ces derniers temps (…). Honte en écoutant certains élus de la France insoumise parler de mouvement de résistance » au sujet du Hamas, a-t-il affirmé.

Mais il a aussi critiqué le Rassemblement national, en lançant: « Ne nous laissons pas berner par le cynisme absolu de ceux qui disent soutenir les Français juifs par réflexe anti-musulmans ».

Quelques jours après des mobilisations propalestiniennes dans le monde étudiant, principalement à Sciences Po à Paris, Gabriel Attal a enfin assuré qu' »il n’y aura jamais de droit au blocage » car « nous n’accepterons jamais qu’une minorité manipulée prétende faire la loi ».

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