Australie : des groupes musulmans dénoncent l’indignation suscitée par des infirmiers qui ont dit qu’ils tueraient des patients israéliens

La vidéo avait secoué la classe politique australienne ; les deux infirmiers de Sydney sont depuis suspendus

Capture d'écran d'une vidéo non datée de l'influenceur israélien Max Veifer (à gauche) lors d'une conversation avec deux infirmiers d'un hôpital de Sydney, en Australie. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Après que deux infirmiers australiens ont été suspendus la semaine dernière pour avoir menacé de tuer des patients israéliens et déclaré qu’ils refuseraient de les soigner, des dirigeants de la communauté musulmane ont affirmé que l’indignation publique suscitée par l’incident est injustifiée.

Une déclaration, signée par des dizaines d’organisations et de dirigeants musulmans australiens, assure que le tollé suscité par la conversation vidéo, qui a touché tous les échelons politiques du pays, est un « outrage calculé et politiquement motivé ».

La déclaration accuse aussi la qualification de l’incident comme étant de l’antisémitisme d’avoir utilisé ce terme comme une arme pour faire taire les dissidents.

La semaine dernière, une vidéo virale de l’influenceur israélien sur TikTok Max Veifer montrait deux professionnels de la santé australiens d’un hôpital de Sydney menaçant des Israéliens et affirmant avoir déjà tué certains d’entre eux qui avaient demandé un traitement médical.

Un homme identifié comme Ahmad Rashad Nadir a déclaré : « Vous finirez par être tués et vous irez en [enfer] », avant de déverser un torrent d’obscénités, en arabe notamment. Il a déclaré qu’il avait déjà envoyé de nombreux « chien[s] israélien[s] », qui avaient visité l’hôpital, au « Jahannam », terme arabe désignant l’enfer islamique.

Une autre personne, Sarah Abu Lebdeh, a déclaré dans la vidéo qu’elle ne soignerait aucun patient israélien et qu’elle préférait les tuer.


Les deux infirmiers ont été suspendus après la diffusion de la vidéo et il leur a été interdit de travailler dans le secteur médical en Australie. Les autorités continuent d’enquêter sur l’incident.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese, le Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud Chris Minns et des responsables du ministère de la Santé ont été nombreux à exprimer leur choc et leur répulsion face à la vidéo.

Toutefois, la déclaration de la communauté musulmane australienne affirme que la réaction était une « ingénierie délibérée de la moralité publique ».

« C’est plus que de l’hypocrisie. Il s’agit d’une indignation calculée et politiquement motivée ».

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