Australie : Une vidéo de menaces anti-Israël sera admise au procès de deux ex-infirmiers

Ahmad Nadir et Sarah Abu Lebdeh avaient menacé les Israéliens et le créateur de contenu Max Veifer en particulier

Capture d'écran d'une vidéo non datée de l'influenceur israélien Max Veifer (à gauche) lors d'une conversation avec deux infirmiers d'un hôpital de Sydney, en Australie. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

La Cour d’appel de l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud a autorisé l’utilisation comme preuve d’une vidéo montrant deux anciens infirmiers d’un hôpital de Sydney proférant des menaces antisémites, annulant une décision rendue en première instance, a rapporté Ynet lundi.

Selon la chaîne publique australienne ABC, le tribunal a estimé que l’enregistrement intégral, non monté, pouvait être présenté au procès, dont l’ouverture est prévue à la fin du mois. Les motifs détaillés de la décision n’ont toutefois pas été rendus publics.

Les deux prévenus, Ahmad Rashad Nadir et Sarah Abu Lebdeh, travaillaient à l’hôpital de Bankstown, à Sydney. Ils avaient été filmés l’an dernier lors d’une conversation en ligne avec le créateur de contenu israélien Max Veifer, via une application qui connecte de manière aléatoire des utilisateurs de TikTok pour des chats vidéo.

Dans la vidéo, devenue virale, les deux soignants tiennent des propos hostiles après avoir appris que leur interlocuteur était Israélien. Sarah Abu Lebdeh déclare notamment qu’elle ne soignerait pas des Israéliens et affirme qu’elle les tuerait, tandis qu’Ahmad Nadir affirme que son interlocuteur israélien finira « en enfer ».

Les deux infirmiers avaient été suspendus de leurs fonctions à la suite de la diffusion de la vidéo. Ils auraient par la suite exprimé des regrets et assuré que leurs propos, que le Premier ministre australien Anthony Albanese a qualifiés de « répugnants » et d’ « ignobles », n’avaient rien de sérieux.


L’un des principaux points de droit portait sur le lieu où l’enregistrement avait été réalisé : en Israël, où se trouvait Max Veifer, ou en Australie, où se trouvaient les infirmiers. Dans le premier cas, la vidéo ne pourrait pas être soumise à la législation de Nouvelle-Galles du Sud.

Selon ABC, les procureurs ont fait valoir que la vidéo était essentielle pour permettre aux jurés d’apprécier le contexte des propos, leur ton, ainsi que les gestes et les expressions des accusés.

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