Aviva Siegel: des jeunes femmes otages à Gaza ont été victimes d’agressions sexuelles

Les anciens otages Aviva et Keith Siegel ont pris la parole devant la commission des Nations unies contre la torture à Genève et ont raconté leurs expériences traumatisantes en captivité

Les ex-otages Keith et Aviva Siegel, lors d'un rassemblement sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 13 septembre 2025. (Crédit : Uriel Even Sapir/Forum des familles des otages et disparus)

Les anciens otages Aviva et Keith Siegel ont pris la parole mercredi devant la commission des Nations unies contre la torture à Genève et ont raconté leurs expériences traumatisantes en captivité — Aviva pendant 51 jours, Keith pendant 484 jours.

Aviva a parlé des multiples cas d’agressions sexuelles subies par les jeunes femmes otages détenues avec elle.

« Un jour, l’une des filles est allée aux toilettes et quand elle est revenue, elle tremblait. Je savais que je n’avais pas le droit de la prendre dans mes bras, car cela nous était interdit, mais je me suis levée et je l’ai serrée contre moi. Je sentais que je devais le faire, elle était si jeune », a raconté Aviva Siegel.

« Puis, au bout d’un moment, elle nous a raconté que le terroriste du Hamas l’avait touchée partout et avait fait tout ce qu’il voulait… Elle était terrifiée, car il lui avait dit que s’il venait à parler de quoi que ce soit, il la tuerait, mais elle nous a tout raconté. »

« Je suis témoin du fait que l’une des filles qui était avec nous a été emmenée dans la salle de bain par le terroriste du Hamas, qui lui a dit de se déshabiller, est entré dans la douche avec elle et l’a forcée à lui faire une fellation. Et elle a dû sourire après cela »

« Je suis témoin du fait qu’une des filles a été forcée à prendre une douche — elle avait 16 ans, elle n’avait jamais montré son corps à personne. Le terroriste du Hamas est resté là à la regarder et à sourire. Je me souviens l’avoir regardée quand elle est sortie de là. Elle était sous le choc, j’étais sous le choc. »


Siegel a ajouté que « le pire moment pour moi en tant qu’être humain a été de voir comment ils ont torturé mon mari Keith, ce qu’ils ont fait aux filles, et je n’avais même pas le droit de les serrer dans mes bras, je n’avais pas le droit de les aider, je n’avais pas le droit de pleurer, je n’avais pas le droit de bouger. »

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