Bahreïn : 3 personnes condamnées à la perpétuité pour collaboration avec l’Iran

Une vingtaine d'autres ont écopé de peines allant jusqu'à dix ans de prison

Illustration : Des pompiers en train d'éteindre les flammes après qu'un projectile iranien a frappé une zone industrielle, à Maameer, à Bahreïn, le 9 mars 2026. (Crédit : Ministère de l'Intérieur de Bahreïn via AP)

Trois personnes ont été condamnées mardi à la prison à vie à Bahreïn pour avoir collaboré avec l’Iran, et une vingtaine d’autres ont écopé de peines allant jusqu’à dix ans de prison, a annoncé le parquet.

Le royaume du Golfe a été durement touché par des frappes menées par Téhéran en représailles à l’offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Depuis, les arrestations de personnes accusées d’avoir aidé, ou simplement exprimé leur soutien à l’Iran se sont multipliées.

Le pays, dirigé par une dynastie sunnite, compte une importante population chiite qui dénonce de longue date une marginalisation.

Selon un communiqué du parquet, une femme a été condamnée à la réclusion à perpétuité pour avoir « collaboré avec l’organisation terroriste des Gardiens de la Révolution islamique », le bras armé du régime iranien, « dans l’intention de mener des actes terroristes hostiles ».

Deux autres personnes, dont l’une a pris la fuite en Iran, ont été condamnées à la même peine pour des charges similaires.

Par ailleurs, dix personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu’à dix ans de prison — dont trois seront expulsées après avoir purgé leur peine — pour avoir soutenu les attaques iraniennes, filmé des sites interdits et diffusé de « fausses informations », toujours selon le parquet.

Onze autres individus ont écopé de peines plus légères pour avoir « commis des actes de violence et de sabotage durant les attaques » survenues en mars, a ajouté la même source.

Plusieurs pays du Golfe ont dit récemment avoir démantelé sur leur territoire des réseaux liés à Téhéran.

Selon des militants bahreïnis, plus de 300 personnes, majoritairement de confession chiite, ont été arrêtées à Bahreïn depuis le début de la guerre. Manama a indiqué ne pas agir sur la base de l’appartenance religieuse.

La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur a annoncé le démantèlement d’une organisation accusée d’entretenir des liens avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), et l’arrestation de 41 de ses membres présumés.

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