Ben Gvir brigue le ministère du Logement et qualifie Baharav-Miara de « mafieuse »

Le ministre d'extrême-droite estime que chaque soldat qui a servi pendant la guerre mérite 'de recevoir gratuitement des terres dans le Néguev, en Galilée'

Le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir dirigeant une réunion de sa faction Otzma Yehudit, à la Knesset, à Jérusalem, le 21 juillet 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lundi, le ministre d’extrême droite de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a confirmé son intérêt pour le ministère de la Construction et du Logement et attaqué vivement la procureure générale, au cours d’une conférence de presse enflammée en amont de la réunion de son parti d’extrême droite, Otzma Yehudit.

En réponse à une question du Times of Israel lui demandant s’il entendait solliciter les portefeuilles libérés par les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah après leur sortie du gouvernement, la semaine dernière, Ben Gvir s’est dit particulièrement intéressé par le ministère de la Construction et du Logement.

« Je pourrais ainsi apporter mon aide aux réservistes, aux soldats », a-t-il expliqué. « Chaque soldat ayant servi durant un certain temps ne devrait pas uniquement bénéficier de réductions pour l’achat de terres. Tous devraient plutôt recevoir gratuitement des terres dans le Néguev, en Galilée, etc. »

Et de préciser rapidement que s’il obtenait ce portefeuille, il l’occuperait en plus, et non à la place, de son rôle actuel de ministre de la Sécurité intérieure.

Le ministre du Tourisme Haim Katz (Likud) a déjà été nommé ministre du Logement par intérim, à la suite de la démission d’Yitzhak Goldknopf du parti ashkénaze ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah.

Ben Gvir a également lancé une attaque personnelle et acerbe contre la procureure générale Gali Baharav-Miara, à la suite du vote unanime de dimanche d’une commission ministérielle de cinq membres, dont il fait partie, pour la démettre de ses fonctions.

Après l’avoir qualifiée de « mafieuse » et l’avoir accusée de le persécuter sur le plan politique, le ministre a ajouté : « Je n’ai peur ni de vous ni de vos mafieux », avant de conclure que Baharav-Miara « doit rentrer chez elle ».

La décision, dont le principe a été approuvé jeudi par la commission, a été transmise au cabinet, qui peut programmer la tenue d’un vote sur la question lors de sa prochaine réunion, le dimanche 27 juillet.

Ben Gvir s’en est par ailleurs pris au projet d’accord sur les otages avec le Hamas, le qualifiant de capitulation.

« Cet accord n’a rien d’une ‘formidable réussite’. C’est une formidable retraite des ‘zones et couloirs stratégiques conquis avec le sang de nos soldats' », a-t-il martelé.

« Nous souhaitons tous voir les otages rentrer sains et saufs », a-t-il poursuivi. « Mais deux questions doivent être posées – même si elles sont impopulaires : À quel prix ? Et par quels moyens ? »

« Le prix du retour d’un certain nombre d’otages dans le cadre d’un accord partiel,  c’est la survenue d’un autre 7 octobre dans quelques années », a-t-il déclaré.

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