Bennett dévoile un plan pour un système scolaire unifié

L'ancien Premier ministre s'engage à mettre fin au financement des établissements qui n'enseignent pas les matières fondamentales en cas de réélection

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett s'exprimant lors de la conférence Eli Hurvitz organisée par l'Institut israélien de la démocratie (IDI), le 3 juin 2026. (Crédit : Oded Karni/IDI)

L’ancien Premier ministre et chef de file de la liste « BeYahad » (« Ensemble » en hébreu), Naftali Bennett, a dévoilé mercredi un plan visant à créer un système scolaire national unifié. Il s’est engagé à mettre fin au financement public des « établissements indépendants et affiliés à des partis » et à exiger de tous les établissements financés par l’État qu’ils enseignent les matières du tronc commun.

« L’objectif de ce plan est de créer un système éducatif unique qui rassemble toutes les composantes de la société israélienne autour d’une histoire israélienne commune », a déclaré Bennett lors d’un discours prononcé à l’occasion de la conférence Eli Hurvitz de l’Institut israélien de la démocratie (IDI), qualifiant ce projet de « plus grande révolution sociale depuis la création de l’État ».

Selon cette proposition, les écoles bénéficiant d’un financement public devront consacrer au moins 60 % de leur temps d’enseignement aux matières fondamentales, telles que l’hébreu, l’anglais, les mathématiques, les études bibliques, l’éducation civique et le sionisme, tout en restant libres de consacrer le reste de leur programme à d’autres matières. Les écoles arabes enseigneront le Coran, a-t-il précisé.

Le système scolaire israélien est actuellement divisé en plusieurs filières, notamment les systèmes public laïc et public religieux, ainsi que les réseaux scolaires ultra-orthodoxes, qui reçoivent des fonds publics, bien qu’ils n’enseignent généralement pas les matières du tronc commun, telles que les mathématiques, les sciences et l’anglais. L’État ferme les yeux sur cette situation, car les partis haredim jouent un rôle central au sein des gouvernements de coalition successifs.

Bennett a déclaré que ces systèmes scolaires distincts ont créé des « États séparés » au sein d’Israël, notamment « un État haredi indépendant et antisioniste » financé par les contribuables, ainsi que des écoles arabes, en particulier dans le Néguev, qui, selon lui, « n’enseignent pas l’hébreu et emploient des enseignants palestiniens ».

Il a affirmé que son gouvernement mettrait fin au financement des établissements scolaires fonctionnant en dehors du système public, ajoutant : « S’il ne s’agit pas d’enseignement public, ce n’est pas à moi de payer. »

Bennett a également déclaré que son plan renforcerait le système scolaire public-haredi grâce à des investissements dans les enseignants, la direction des établissements et les infrastructures, tout en préservant son identité ultra-orthodoxe.

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