Bennett : Israël doit élaborer un plan pour enrayer la fuite des cerveaux

S’exprimant lors d'un sommet annuel sur le capital-risque, le chef de Beyahad a exposé sa vision pour préserver l’avenir de la célèbre industrie israélienne de la high-tech en tant que moteur de croissance économique

L’ancien Premier ministre et chef du parti Beyahad, Naftali Bennett (au centre) ; Karin Mayer Rubinstein, PDG de l’Association israélienne des industries de haute technologie (à droite) ; et Gigi Levy-Weiss, associée commanditée du fonds de capital-risque NFX, lors d’une conférence à Tel Aviv, le 12 octobre 2026. (Crédit : Rafi Deloya)

L’ancien Premier ministre et chef du parti Beyahad, Naftali Bennett, a déclaré lundi que l’un des principaux objectifs du prochain gouvernement serait de faire d’Israël un « endroit propice » aux affaires et d’endiguer la tendance croissante des entrepreneurs et des talents israéliens hautement qualifiés à s’expatrier.

S’exprimant lors du sommet annuel sur le capital-risque organisé par l’Israel Advanced Technology Industries (IATI) à Tel Aviv, Bennett a exposé sa vision pour préserver l’avenir de la célèbre industrie israélienne de la haute technologie en tant que moteur de croissance économique.

« La question n’est pas de savoir comment aider le secteur de la high-tech, mais plutôt comment faire d’Israël le meilleur endroit pour créer une entreprise et mettre un terme à l’exode des entreprises », a déclaré Bennett.

« Nous lancerons un plan de grande envergure pour mettre fin à la fuite des cerveaux et ramener les talents en Israël. »

« La montée de l’antisémitisme à travers le monde constitue une formidable opportunité pour le prochain gouvernement de créer les conditions permettant aux talents juifs de venir s’installer en Israël », a-t-il ajouté.

Les propos de Bennett ont été tenus à seulement deux semaines du scrutin, prévu le 27 octobre.

Ancien entrepreneur du secteur des technologies, Bennett a souligné que la clé pour retenir les entrepreneurs en Israël et favoriser la croissance de la high-tech réside dans la mise en place d’un « gouvernement meilleur, stable et efficace ».

S’il est élu, Bennett s’engage à promouvoir des mesures visant à élargir l’accès aux études de niveau avancé (cinq unités) en mathématiques, en anglais et en physique dans les régions périphériques, à intégrer l’intelligence artificielle dans le système scolaire et à améliorer les liaisons de transport entre les régions périphériques et le centre.

S’exprimant également lors du sommet de Tel Aviv, Avigdor Liberman, le chef du parti Yisrael Beytenu, a pour sa part réclamé « une loi sur la conscription pour tous – Juifs, musulmans, chrétiens, druzes et Circassiens – selon deux filières, militaire et civile », ce qui signifie que ceux qui ne s’engagent pas dans l’armée pourraient effectuer un service national à la place.

Karin Mayer Rubinstein, PDG de l’IATI, a déclaré que le secteur des hautes technologies traversait « l’une des périodes les plus complexes et les plus difficiles qu’il ait jamais connues ».

« La high-tech constitue le principal moteur de croissance de l’économie. Toutefois, pour continuer à remplir ce rôle dans les années à venir, le secteur a besoin de certitudes, d’un environnement commercial compétitif et de conditions permettant aux entrepreneurs, aux entreprises et aux investisseurs de continuer à choisir Israël », a expliqué Mayer Rubinstein.

« Le prochain gouvernement doit placer la high-tech au premier rang des priorités nationales, en reconnaissant que la capacité d’Israël à retenir sur son territoire les capitaux, la technologie, la propriété intellectuelle et le capital humain aura un impact direct sur la croissance, la productivité et la résilience économique du pays. »

« Dans un monde où les nations se disputent les secteurs d’activité qui façonneront l’avenir, Israël doit continuer à renforcer ses atouts et veiller à ce que le centre de gravité du secteur des hautes technologies reste ici », a-t-elle ajouté.

read more: