Beyrouth : Tsahal cible un agent travaillant pour la Force Qods
Selon l'armée, l'individu était impliqué dans le trafic d'armes et la préparation d'attentats terroristes contre des civils et des soldats israéliens
L’armée israélienne a indiqué jeudi avoir mené une frappe aérienne plus tôt dans la journée contre un terroriste dans le village de Sil, près de Beyrouth, au Liban.
Selon l’armée, cet individu était impliqué dans le trafic d’armes et la préparation d’attentats terroristes contre des civils israéliens et des soldats de l’armée israélienne, agissant pour le compte de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne.
« La frappe de l’ennemi israélien contre une voiture à Khaldé a fait un mort et trois blessés », a indiqué dans un bilan provisoire le ministère libanais de la Santé.
Selon l’agence nationale d’information (Ani, officielle), « un drone ennemi a visé une voiture sur l’autoroute de Khaldé », qui mène à la capitale.
Le média saoudien Al-Hadath a identifié la cible comme étant Qassem Al-Husseini. On ignore si la cible était de nationalité libanaise ou iranienne.
de laquelle s’est formé un embouteillage monstre, l’armée libanaise ayant formé un cordon de sécurité.
L’autoroute de Khaldé, très empruntée, relie la capitale libanaise au sud du Liban, bastion du Hezbollah pro-iranien, sorti très affaibli de sa dernière guerre contre Israël à l’automne dernier.
L’Ani a ensuite rapporté une série de frappes aériennes israéliennes qui ont visé dans le sud des secteurs situés entre les localités de Yahmor al-Chaqif et Deir Seryan, et les périphéries de Zawtar El Charqiyey et d’autres localités de la région de Jezzine.
L’armée israélienne a dit avoir frappé « des sites militaires, y compris des dépôts d’armes, structures militaires et infrastructures terroristes » du Hezbollah dans le sud du Liban.
Leur présence et les activités du Hezbollah dans la zone constituent, selon Tsahal, « une violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre pour mettre fin à plus d’un an d’hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le groupe terroriste islamiste armé libanais.
En vertu de l’accord de trêve, le Hezbollah devait retirer ses combattants au nord du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière israélienne, où seules l’armée libanaise et les forces de maintien de la paix des Nations unies doivent être déployées.
Malgré ce cessez-le-feu, Israël continue donc de mener des frappes sur le Liban, affirmant viser le Hezbollah.
Israël, qui devait de son côté retirer complètement ses troupes, les maintient toutefois dans cinq positions frontalières qu’il juge stratégiques.
Israël s’est réservé le droit, en vertu de l’accord, d’agir contre les menaces imminentes du Hezbollah, et a également accusé Beyrouth de ne pas en faire assez pour désarmer le groupe terroriste.
Le Hezbollah a commencé à lancer des attaques quasi quotidiennes contre Israël le 8 octobre 2023, au lendemain d’une offensive menée par un autre groupe terroriste soutenu par l’Iran dans le sud d’Israël, qui a fait quelque 1 200 morts et 251 otages, déclenchant la guerre à Gaza.
Les tirs de roquettes du Hezbollah ont provoqué le déplacement de quelque 60 000 habitants du nord d’Israël. Afin d’assurer leur retour en toute sécurité, Israël a intensifié ses opérations au Liban en septembre, décimant les dirigeants du Hezbollah.
L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.
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