Biden dit au roi de Jordanie être désireux de « soutenir une solution à 2 Etats »
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Biden dit au roi de Jordanie être désireux de « soutenir une solution à 2 Etats »

Dans son premier appel à un dirigeant arabe, Biden a remercié Abdallah II pour ses "chaleureuses félicitations" et appelé au renforcement du "partenariat historique" des deux pays

Le roi Abdallah II de Jordanie, (à droite), rencontre le vice-président américain Joe Biden, au palais Husseiniya à Amman, Jordanie, le 10 mars 2016. (AP/Raad Adayleh)
Le roi Abdallah II de Jordanie, (à droite), rencontre le vice-président américain Joe Biden, au palais Husseiniya à Amman, Jordanie, le 10 mars 2016. (AP/Raad Adayleh)

Lors de sa première conversation avec un dirigeant arabe depuis les élections américaines, le président désigné Joe Biden s’est entretenu mardi avec le roi Abdallah II de Jordanie, disant au monarque qu’il espérait coopérer pour « soutenir une solution à deux Etats du conflit israélo-palestinien ».

Selon une déclaration publiée mardi par le bureau de M. Biden, « le président désigné a remercié le roi Abdallah pour ses chaleureuses félicitations et a exprimé sa détermination personnelle à renforcer le partenariat stratégique américano-jordanien ».

Le roi Abdallah a été l’un des premiers dirigeants mondiaux à féliciter Biden, en tweetant quelques heures après l’annonce de sa victoire : « Je me réjouis de travailler avec vous pour faire avancer le solide partenariat historique entre la Jordanie et les États-Unis, dans l’intérêt de nos objectifs communs de paix, de stabilité et de prospérité. »

Lors de leur entretien mardi, M. Biden a « exprimé sa reconnaissance pour le rôle inestimable de la Jordanie dans l’accueil des réfugiés syriens et d’autres pays de la région », selon la déclaration.

« Le président désigné a également noté qu’il se réjouissait de travailler en étroite collaboration avec le roi Abdallah sur les nombreux intérêts partagés par nos pays, notamment la maîtrise de la COVID-19 et la lutte contre le changement climatique, la lutte contre le terrorisme et d’autres défis de sécurité régionale, et le soutien à une solution à deux États du conflit israélo-palestinien », a-t-il conclu.

L’épouse du vice-président américain, Jill Biden (C), visite une école pour réfugiés syriens dans la ville jordanienne de Mafraq, près de la frontière avec la Syrie, le 10 mars 2016. (AFP/AHMAD ABDO)

La Jordanie, un allié régional important pour Israël et les États-Unis, appelle depuis longtemps à une solution à deux États et à la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, qui sont gelées depuis 2014.

Alors que les relations entre le gouvernement jordanien et les États-Unis sont restées étroites pendant les années de Trump, les politiques de l’administration américaine, en particulier sa position pro-Israël, ont souvent été profondément impopulaires parmi la majorité pro-palestinienne du royaume.

Si le roi ne s’est pas opposé aux accords de normalisation entre Israël et Bahreïn et entre Israël et les Émirats arabes unis, le gouvernement jordanien ne les a pas encore pleinement acceptés.

Lorsqu’il a été annoncé en août qu’Abou Dhabi établirait des relations officielles avec Israël et qu’Israël suspendait ses plans d’annexion de la Cisjordanie, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, a ignoré les premières et s’est concentré exclusivement sur la suspension de l’annexion.

« La décision de geler l’annexion des terres palestiniennes incluse dans l’accord entre les Emirats arabes unis et Israël doit être suivie par Israël, en mettant fin à toutes les mesures illégales qui sapent les chances de paix et à ses violations des droits des Palestiniens », écrivait alors Al-Safadi.

La Jordanie et Israël sont en paix depuis 1994 et entretiennent des relations diplomatiques complètes. Malgré la population majoritairement palestinienne de Jordanie – dont beaucoup ne soutiennent pas le traité de paix – les deux gouvernements coopèrent étroitement sur les questions de sécurité et d’économie.

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