Blinken dit soutenir le plan Trump pour Gaza mais évoque des « failles »

'Il s'agit essentiellement du plan que nous avons élaboré au cours de nombreux mois et que nous avons plus ou moins laissé dans un tiroir pour la nouvelle administration', a fait valoir l'ancien chef de la diplomatie américaine

Le Secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'exprimant à l'Atlantic Council de Washington, le 14 janvier 2025. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/AFP)

L’ancien chef de la diplomatie américaine sous Joe Biden, Antony Blinken, a exprimé son soutien au plan de paix pour Gaza du président Donald Trump, disant espérer qu’il soit mis en œuvre, tout en évoquant de possibles « failles ».

« Je pense que cela donne lieu à un certain espoir. J’espère sincèrement que ce plan sera pleinement accepté, adopté et mis en œuvre », a déclaré M. Blinken dans un podcast de l’ancien procureur fédéral Preet Bharara diffusé jeudi.

« Il s’agit essentiellement du plan que nous avons élaboré au cours de nombreux mois et que nous avons plus ou moins laissé dans un tiroir pour la nouvelle administration », a-t-il ajouté.

Dévoilé lundi par M. Trump au côté du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le plan prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages retenus à Gaza, le désarmement du groupe terroriste islamiste palestinien, un retrait israélien progressif du territoire et la mise en place d’une autorité de transition chapeautée par le président américain.

Le Hamas a indiqué examiner ce plan, réservant sa réponse.

Mais l’ancien secrétaire d’Etat a également reconnu les risques inhérents à ce cadre, notamment le fait de laisser Israël déterminer quand la situation lui permettra de se retirer complètement de la bande de Gaza.

« Il y a des failles dont ils pourraient profiter s’ils le voulaient », a affirmé M. Blinken à propos d’Israël.

Antony Blinken s’est rendu une dizaine de fois au Moyen-Orient après l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël par le Hamas, s’efforçant de faire pression sur les deux parties pour qu’elles acceptent un cessez-le-feu.

Israël et le Hamas ont finalement accepté un cessez-le-feu le 19 janvier, au dernier jour du mandat du président Biden, avec le soutien du nouvel envoyé spécial de M. Trump, Steve Witkoff.

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