Borrell : Il nous faut étendre les sanctions après l’attaque de l’Iran contre Israël

Le chef de la politique étrangère de l'UE a affirmé qu'il fallait revoir le plan de sanctions afin de l'améliorer, et a appelé Israël à la retenue, la région étant 'au bord' de la guerre

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron (à gauche), le chef de la politique étrangère de l'Union européenne Josep Borrell (à gauche), le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken (à gauche), le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné (à droite), la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly (à droite), le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani (à droite), la ministre japonaise des Affaires étrangères Yoko Kamikawa (à droite) et la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (à gauche) assistant à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, sur l'île de Capri, le 18 avril 2024. (Crédit : Remo Casilli/POOL/AFP)

Le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a déclaré jeudi qu’il fallait revoir le système de sanctions afin de l’améliorer après l’attaque sans précédent de missiles et de drones lancée par l’Iran contre Israël.

« Nous allons devoir reconsidérer le système de sanctions afin de l’élargir et de le rendre plus efficace », a déclaré Borrell à la presse sur l’île de Capri, où se tenait la réunion du G7.

Il a précisé que depuis juillet 2023, les exportations vers l’Iran des entreprises européennes « des composants qui permettent la production de ce type d’armes » sont limitées.

« Nous allons donc augmenter ces limites », a-t-il déclaré.

« L’important, c’est la mise en œuvre de notre décision », a-t-il ajouté.

Il a également appelé Israël à la retenue, affirmant que la région était « au bord » de la guerre.

Les États-Unis, principal allié d’Israël, ont déclaré qu’ils imposeraient bientôt de nouvelles sanctions contre le programme de missiles et de drones de l’Iran et qu’ils s’attendaient à ce que leurs alliés prennent des mesures parallèles.

L’attaque des drones et des missiles iraniens, lancée en réponse à une attaque meurtrière contre une annexe du consulat iranien à Damas, imputée à Israël, a fait monter d’un cran des tensions déjà très fortes dans le cadre de la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza.

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