Burnham condamne la motion du Green Party sur le sionisme et exclut toute alliance

Le Premier ministre britannique dénonce une motion 'antisémite' assimilant le sionisme au racisme et prônant la disparition d’Israël au profit d’un État palestinien unique

Le Premier ministre britannique Andy Burnham fait un signe au président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’issue de leur rencontre au 10 Downing Street, à Londres, le 14 octobre 2026. (Crédit : Alberto Pezzali/AP)

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a condamné mercredi la motion Zionism is Racism [Le sionisme, c’est du racisme] du Green Party et a exclu tout partenariat futur avec ce parti.

Interrogé à la Chambre des communes sur la possibilité d’exclure toute coopération avec le Green Party, compte tenu de sa « dérive vers l’antisémitisme le plus abject », le Premier ministre travailliste a déclaré que cette motion « est inacceptable, elle est antisémite et notre camp à la Chambre des communes ne veut rien avoir à faire avec elle ».

La motion du Green Party appelait également à la création « d’un État palestinien démocratique unique sur l’ensemble de la Palestine historique », ce qui reviendrait à éliminer Israël.

« Nous réagirons toujours comme il se doit lorsqu’il s’agira de nouer des partenariats avec d’autres partis », a ajouté Burnham, qui s’est montré très critique envers Israël et dont le gouvernement a imposé de larges sanctions visant les implantations israéliennes le mois dernier. « Nous ne pouvons pas soutenir un partenariat avec un parti qui défend la position récemment adoptée. »

Les déclarations de Burnham interviennent alors que le Parti travailliste regagne en popularité auprès des électeurs de gauche au détriment du Green Party, dont le chef, Zach Polanski, a été battu la semaine dernière par le Parti travailliste lors d’une élection législative partielle, quelques jours seulement après l’adoption de la motion Zionism is Racism.

Cette motion a suscité de vives critiques de la part de groupes juifs, d’autres partis et même de la plupart des députés du Green Party, et a valu à Polanski de se voir interdire l’entrée en Israël par le gouvernement israélien.

Le ministère des Affaires étrangères israélien avait appelé le Parti travailliste et tous les autres partis britanniques à rejeter cette résolution, affirmant qu’elle « légitime la lutte armée, appelle à la création d’un État palestinien ‘du fleuve à la mer’, ce qui signifie la destruction de l’État d’Israël, et qualifie de ‘raciste’ l’aspiration du peuple juif à l’autodétermination ».

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