Cannes : Julian Assange au festival avec un t-shirt « Stop Israel »
Le fondateur de Wikileaks est venu promouvoir un documentaire à son sujet ; son t-shirt portait aussi les noms d'enfants palestiniens qui auraient été tués à Gaza
Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, « rétabli » de ses nombreuses années d’enfermement selon sa femme Stella Assange, était à Cannes mercredi pour la projection d’un documentaire à son sujet, avec des images inédites.
Venu promouvoir le film du réalisateur américain Eugene Jarecki « The six billion dollar man » (« L’homme qui valait six milliards de dollars »), l’activiste australien, dont les ennuis judiciaires ont pris fin en juin 2024 après cinq années en prison en Grande-Bretagne, était apparu lors d’une séance photo mardi vêtu d’un t-shirt blanc portant les prénoms d’enfants palestiniens qui auraient été tués à Gaza en représailles aux attaques du 7 octobre 2023. Dans le dos de son tee-shirt, une inscription en grosses lettres : « Stop Israel. »
Le documentariste Eugene Jarecki, qui a été récompensé d’un Golden Globe mardi à Cannes pour l’ensemble de son oeuvre, souhaite présenter une nouvelle image de l’ancien hacker de 53 ans et ses « qualités héroïques », contrant les idées reçues sur Assange, dont les méthodes et la personnalité en ont fait une figure controversée.
Ce dernier a été libéré d’une prison britannique de haute sécurité en juin dernier après un accord avec le gouvernement américain qui souhaitait le traduire en justice pour avoir publié des informations diplomatiques et militaires top secrètes. L’activiste a passé cinq ans derrière les barreaux en Angleterre, s’opposant par tous les moyens à son extradition vers les États-Unis, après être resté sept ans reclus dans l’ambassade d’Equateur à Londres, où il avait demandé l’asile politique.
Un hommage a par ailleurs été rendu au début du festival à Fatima Hassouna, photojournaliste de Gaza âgée de 25 ans, qui apparaît dans un documentaire présenté cette année sur la Croisette, « Put your soul on your hand and walk » de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi. Alors que la photographe palestinienne devait participer au festival, elle et sa famille ont été tués par un missile israélien à Gaza le 16 avril.