Chikli appelle à tuer le président syrien après les attaques contre les Druzes

'Nous ne devons pas rester les bras croisés face au régime terroriste islamo-nazi d'Al-Qaïda en costume-cravate', a poursuivi le ministre

Le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli, assistant à une conférence organisée par son ministère, le 27 mars 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des affaires de la Diaspora, Amichai Chikli, a publié mardi sur son compte X que le président syrien Ahmed al-Sharaa devait « être éliminé sans délai », dans des messages en anglais et en hébreu.

Ce matin, Israël a fait savoir que le pays a frappé des cibles du régime syrien en réponse aux attaques contre la population druze menées par les forces de Sharaa. À la suite de cette annonce, Chikli a écrit : « Ceux qui pensent qu’Ahmed al-Sharaa est un dirigeant légitime se trompent profondément. C’est un terroriste, un meurtrier barbare, qui devrait être éliminé sans délai. »

Relayant des images diffusées en ligne semblant montrer des soldats de l’armée syrienne narguant et agressant des membres de la communauté druze en leur rasant le visage de force, Chikli a ajouté en hébreu : « Si cela ressemble au Hamas, que cela parle comme le Hamas et que cela agit comme le Hamas, alors c’est le Hamas ! », comparant ainsi le comportement présumé des militaires syriens à celui des terroristes du groupe basé à Gaza.

« Nous ne devons pas rester les bras croisés face au régime terroriste islamo-nazi d’Al-Qaïda en costume-cravate », a poursuivi le ministre. « Nous avons assisté à l’horrible massacre des alaouites, constaté le silence assourdissant des dirigeants européens, et maintenant nous sommes témoins du massacre et de l’humiliation des Druzes. »

« Il faut combattre le régime terroriste en Syrie », a-t-il affirmé.


Depuis l’arrivée au pouvoir de Sharaa en Syrie, à la fin de l’année dernière, certains responsables israéliens – parmi lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar – ont d’abord adopté une position dure contre le nouveau régime, invoquant les liens passés de Sharaa avec Al-Qaïda et les affrontements entre les forces gouvernementales et les Druzes, les alaouites et d’autres minorités.

Le ton du discours contre le nouveau régime s’est apaisé en mai, après la décision du président américain Donald Trump de lever les sanctions contre la Syrie. Des efforts seraient en cours entre Israël et la Syrie pour parvenir à un accord de sécurité ou même de paix. Mais les combats de ces derniers jours entre les forces gouvernementales syriennes et les milices druzes ont incité Israël à mener des frappes intenses en Syrie, afin de protéger les Druzes et d’éliminer toute menace contre Israël.

read more: