Vingt blessés, dont deux graves, dans une attaque au drone des Houthis à Eilat
Échappant à deux Domes de fer, un drone explose dans une zone commerciale ; cet incident survient quelques jours après qu'un drone houthi a atteint un hôtel de la station balnéaire
Plus de vingt personnes ont été blessées par des éclats d’obus, mercredi, après l’explosion d’un drone provenant du Yémen à Eilat, quelques jours après qu’un autre drone houthi s’est écrasé sur un hôtel de la station balnéaire de la mer Rouge.
Les médecins ont indiqué que parmi les blessés figuraient deux hommes âgés de 60 et 26 ans. Ils se trouvent dans un état grave. Un trentenaire a été modérément blessé et 19 autres personnes ont été légèrement touchées.
La majorité des victimes ont été touchées par des éclats d’obus. L’armée de l’air israélienne a envoyé un hélicoptère pour évacuer les blessés graves vers l’hôpital Soroka, à Beer Sheva. Les autres ont été pris en charge au centre médical Yoseftal d’Eilat, le plus petit hôpital général du pays.
Les images de l’attaque montrent l’impact du drone aux abords d’un hôtel, dans une zone commerciale.
L’armée a reconnu que les tentatives d’interception du drone avaient échoué, deux missiles intercepteurs du Dôme de fer ayant été tirés sur l’appareil sans pilote. Elle a précisé que les sirènes avaient retenti pour avertir d’une attaque, « conformément au protocole ».
L’armée de l’air israélienne a ouvert une enquête sur cet échec.
Selon les premières conclusions, le drone a été détecté trop tard, bien que le Commandement du front intérieur ait déclenché les sirènes pour alerter les civils. L’échec du Dôme de fer pourrait être lié à la basse altitude de l’appareil, mais cette hypothèse reste à confirmer. La détection tardive n’a pas permis d’envoyer des hélicoptères ou des avions de chasse pour l’intercepter.
Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre l’explosion du drone houthi, tiré depuis le Yémen, sur Eilat, le 24 septembre 2025. (Crédit : Réseaux sociaux ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)
Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général de division Tomer Bar, a assuré au maire d’Eilat, Eli Lankri, que l’incident ne constituait pas une nouvelle menace et que la vie dans la station balnéaire devait se poursuivre normalement.
« Nous allons enquêter sur cet échec, en tirer les leçons et nous améliorer », a-t-il déclaré dans un communiqué publié par la municipalité d’Eilat.
Un responsable militaire a confirmé ses propos au Times of Israel.
« Il n’y a pas de nouvelle menace ici, et il n’y a aucune raison d’interrompre les activités normales dans la ville », a déclaré Bar.
Bar a ajouté qu’en plus de renforcer les défenses aériennes après ce deuxième incident en une semaine, l’armée de l’air se concentrerait également sur l’élimination de la menace à sa source : les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen.
« Nous nous efforcerons d’éliminer la menace à sa source, tout en renforçant nos défenses », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est également entretenu avec Lankri après l’attaque. Il a affirmé que « toute attaque contre des villes israéliennes sera suivie d’une réponse sévère et douloureuse contre le régime houthi, comme cela a été prouvé par le passé ».
Selon le cabinet du Premier ministre, Netanyahu a déclaré à Lankri qu’il s’était entretenu avec le haut commandement de l’armée israélienne au sujet de l’amélioration des défenses aériennes d’Eilat.
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a menacé les Houthis à la suite de l’attaque, écrivant sur X que « les terroristes houthis refusent de tirer les leçons de l’Iran, du Liban et de Gaza, et ils apprendront à leurs dépens. Quiconque nuit à Israël en subira sept fois plus. »
Les Houthis ont revendiqué l’attaque, affirmant avoir lancé deux drones sur deux cibles distinctes à Eilat, bien que le second n’ait probablement pas atteint Israël.
Ils ont aussi déclaré avoir tiré plusieurs drones la veille contre Eilat et Beersheba. Aucun drone provenant du Yémen n’a atteint Israël mardi, et aucun n’aurait été intercepté, ce qui indique que tous n’ont pas atteint le pays.
La ville d’Eilat a déjà été visée à plusieurs reprises. La semaine dernière, un drone s’est écrasé à l’entrée d’un hôtel, causant des dégâts mais aucun blessé. Selon l’armée, le drone avait été identifié par l’armée de l’air, mais les tentatives pour l’intercepter ont échoué.
En début de mois, un autre a touché l’aéroport Ramon, à l’extérieur de la ville, causant des dégâts et blessant légèrement une personne.
Le drone avait bien été détecté, mais n’avait pas été classé comme une menace en raison d’une erreur humaine, selon une enquête de l’armée de l’air.
Plus tard dans la journée de mercredi, un missile balistique tiré par les Houthis vers Israël est tombé hors des frontières du pays, ont indiqué des responsables militaires. L’armée israélienne avait identifié le lancement, mais aucune sirène n’a été déclenchée puisqu’il ne représentait pas une menace pour le territoire.
Depuis le 18 mars, date à laquelle l’armée israélienne a repris son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, les Houthis au Yémen ont lancé près de 90 missiles balistiques et au moins 40 drones sur Israël.
L’armée de l’air israélienne a procédé à des bombardements – le dernier remonte à la semaine dernière – contre des infrastructures militaires dans le port de Hodeida, contrôlé par les Houthis, dans l’ouest du Yémen, en réponse aux attaques répétées du groupe soutenu par l’Iran à l’encontre d’Israël.
Le mois dernier, une frappe israélienne sur Sanaa a tué le Premier ministre du gouvernement houthi du Yémen et plusieurs autres ministres, Israël avertissant que l’attaque contre les hauts dirigeants du groupe n’était « qu’un début ».
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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