Columbia plaide l’erreur technique pour la « sauce 7 octobre » de sa cafétéria

L'université new-yorkaise invoque la faute de frappe suite à la mise au menu d'une « sauce 7 octobre », au grand dam d'une partie des réseaux sociaux

La façade de la bibliothèque Butler sur le campus de l'université Columbia. (Crédit : Wikimedia Commons)

L’université Columbia de New York a présenté ses excuses après qu’un stand de pâtes de l’une des cafétérias du campus a proposé, mercredi, le choix entre une sauce marinara, une bolognaise de dinde, de l’huile à l’ail et une « sauce rose 7 octobre », ce qui avait suscité la colère sur les réseaux sociaux.

Selon la porte-parole de l’université, cette date n’est en rien une allusion au pogrom perpétré par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, dans le sud d’Israël, au cours duquel plus de 1 200 personnes ont été tuées et 251 autres kidnappées.

« Il s’agit d’une regrettable erreur », a assuré Vicki Dunn, vice-présidente adjointe de Columbia Dining, dans un communiqué publié par le journal de l’université, le Columbia Spectator.

Mme Dunn a expliqué que ladite sauce rose (qui tire sa couleur d’un mélange de crème et de tomate) était bien au menu ce jour-là mais que la date qui y était associée était due à une erreur de copier-coller dans le modèle du menu.

Le personnel de la cafétéria a retiré les étiquettes fautives « dès que l’erreur a été identifiée », a-t-elle indiqué au journal étudiant.

Correspondante à New York du quotidien israélien Haaretz, Simone Saidmehr a publié une photo du menu sur son compte X. Plusieurs critiques se sont alors déchainés sur les réseaux sociaux, accusant l’université d’avoir fait volontairement référence aux attaques. Un utilisateur a demandé si la cafétéria avait proposé une « sauce ranch du 6 octobre » ou quelque chose d’approchant, avant d’ajouter : « Est-ce que la date est associée à la sauce du jour ? »

« Cela ne peut être que volontaire, d’avoir mis ce texte tout en bas », a écrit un autre utilisateur sceptique sur X. « Ce n’est pas comme si la date était sur la première ligne et avait été déplacée vers le bas par accident. »

D’autres ont défendu l’université.

« Détendez-vous. Il y a de fortes chances qu’un immigrant d’Amérique du Sud travaillant pour la cafétéria de Columbia ait fait cette étiquette sans se rendre compte de rien. Tout ne tourne pas autour du conflit israélo-palestinien », a publié un compte.

Mercredi, des manifestants anti-sionistes se sont rassemblés devant le campus de l’université pour scander au rythme des roulements de tambour « Globalisez l’Intifada », « Pas de paix sur une terre volée » ou encore « Tous les États fascistes vont tomber ».

Columbia a été un point névralgique des manifestations au moment de la guerre menée par Israël à Gaza, déclenchée après le pogrom du 7-Octobre. Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, qui ne fait pas le distinguo entre terrorsites et civils, cette guerre a fait plus de 74 200 morts dans la bande de Gaza.

Israël nie catégoriquement toute forme de génocide et précise tout mettre en œuvre pour minimiser les pertes civiles, tout en rappelant que le Hamas utilise les civils gazaouis comme boucliers humains en se battant depuis des structures civiles – logements, hôpitaux, écoles et même mosquées.

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