Comme Paris, Berlin réclame la démission de Francesca Albanese

'Je condamne ses récentes déclarations sur Israël. Elle ne peut rester dans sa fonction', a écrit sur X le ministre allemand des Affaires étrangères

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, fait une déclaration à la presse à Jérusalem, le 31 juillet 2025. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

L’Allemagne s’est jointe jeudi à la France pour réclamer la démission de la rapporteuse (très) spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese en raison de récents propos sur Israël.

« Mme Albanese s’était déjà permise de nombreux écarts par le passé. Je condamne ses récentes déclarations sur Israël. Elle ne peut rester dans sa fonction », a écrit sur X le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, faisant écho à son homologue français Jean-Noël Barrot.

Sans surprise, l’intéressée, qui n’en est pas vraiment à son coup d’essai, a dénoncé des « accusations mensongères » et une « manipulation » de ses propos.

La polémique avait débuté mardi après une lettre d’un groupe de députés au ministre français pour dénoncer des propos « antisémites » de Mme Albanese qui a désigné, lors d’un forum de la chaîne anti-Israël et pro-Hamas Al Jazeera, « Israël comme un ennemi commun de l’humanité ».

Ils ont demandé que la France « œuvre » pour qu’elle soit « déchue de tout mandat onusien ». Puis M. Barrot a demandé devant le Parlement sa démission en raison de ses « propos outranciers et coupables ».

« Je n’ai jamais, jamais, jamais dit ‘Israël est l’ennemi commun de l’humanité' », a assuré mercredi Mme Albanese à l’antenne de la chaîne France 24.

« J’ai parlé des crimes d’Israël, de l’apartheid, du génocide et j’ai condamné comme l’ennemi commun le système qui ne permet pas d’amener en justice et d’amener à une cessation des crimes d’Israël », a-t-elle ajouté.


Une association de juristes a pour sa part annoncé jeudi adresser un signalement à la justice française pour « diffusion de fausses nouvelles » après des propos, selon elle, « frauduleusement » attribués par des députés français à la rapporteuse spéciale.

Pour l’association Juristes pour le Respect du Droit International (Jurdi), ces accusations « constituent une atteinte grave au principe d’indépendance des mécanismes onusiens et soulèvent la question de la diffusion d’informations manifestement inexactes par des autorités publiques ».

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