COP: un gigantesque drapeau palestinien déployé lors d’une manifestation

Surnommée 'Grande marche populaire' par les organisateurs, la manifestation qui a eu lieu à Belém, au Brésil, est intervenue à mi-parcours de négociations controversées

Des militants brandissent un immense drapeau palestinien lors de la "Grande Marche populaire" organisée en marge de la COP30, la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Belém, dans l'État du Pará, au Brésil, le 15 novembre 2025. (Crédit : Mauro PIMENTEL / AFP)

BELÉM, Brésil — Des milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Belém pour exhorter les négociateurs à agir lors des difficiles discussions qui entrent dans le cadre de la conférence de la COP30 des Nations unies sur le climat – un sommet qui se tient dans cette ville amazonienne.

Sous un soleil de plomb, des autochtones se sont mêlés à des militants dans une ambiance festive, diffusant de la musique à plein volume, portant un ballon de plage géant représentant la Terre et brandissant un drapeau brésilien sur lequel était inscrit le slogan « Amazonie protégée ».

Il s’agit de la première grande manifestation en dehors des négociations annuelles sur le climat depuis la COP26 il y a quatre ans, à Glasgow. Les trois dernières réunions s’étaient en effet tenues dans des lieux peu tolérants envers les mouvements de protestation : l’Égypte, Dubaï et l’Azerbaïdjan.

Surnommée « Grande marche populaire » par les organisateurs, la manifestation de Belém est intervenue à mi-parcours de négociations controversées. Elle a aussi fait suite à deux manifestations menées par des autochtones qui ont perturbé les travaux des responsables, en début de semaine.

« Aujourd’hui, nous assistons à un massacre, car notre forêt est en train d’être détruite », a commenté auprès de l’AFP Benedito Huni Kuin, un membre de 50 ans du groupe autochtone Huni Kuin de l’ouest du Brésil.

« Nous voulons faire entendre notre voix depuis l’Amazonie et nous voulons exiger des résultats », a-t-il ajouté. « Nous avons besoin de plus de représentants autochtones à la COP pour défendre nos droits ».

Tyrone Scott, un Britannique de 31 ans membre du groupe de lutte contre la pauvreté War on Want, a estimé qu’il s’agissait d’une « marche menée par les autochtones, guidée par le mouvement et alimentée par le peuple ».

« C’est vraiment passionnant, et ça apporte un peu de fraîcheur à l’atmosphère étouffante et stérile qui règne à l’intérieur de la COP », a expliqué Scott.

Parmi les revendications des participants, des « réparations » pour les dommages causés par les entreprises et les gouvernements, en particulier aux communautés marginalisées.

Certains ont également brandi un drapeau palestinien géant et une banderole « Palestine libre ». Un manifestant sur échasses déguisé en Oncle Sam dénonçait « l’impérialisme ».

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