Danemark : Un Suédois admet avoir été mandaté pour jeter des grenades sur l’ambassade d’Israël
Dans la nuit du 2 octobre 2024, 2 explosions ont retenti à proximité de l’ambassade d’Israël à Copenhague ; le 2ᵉ accusé a reconnu avoir jeté les explosifs
Un jeune Suédois, jugé pour « terrorisme » devant un tribunal danois, a reconnu mercredi avoir reçu l’ordre de lancer des grenades contre l’ambassade d’Israël. Les deux explosifs ont finalement été tirés contre une maison à proximité.
« J’ai reçu l’adresse pour faire la reconnaissance des lieux. Quand je suis arrivé sur place, j’ai vu les soldats et le drapeau, et j’ai compris que c’était l’ambassade d’Israël », a expliqué le jeune homme de 21 ans devant un tribunal de Copenhague.
Selon lui, il était alors trop tard pour faire machine arrière, mais après maintes négociations par téléphone avec un intermédiaire non identifié, il a obtenu l’autorisation de lancer les grenades, qui ont été jetées par son coaccusé dans un jardin voisin.
« J’ai été très clair : je ne voulais rien avoir à faire avec le lancement de grenades contre l’ambassade d’Israël », a ajouté le jeune homme.
« Le compromis, après les discussions, c’était que ce devait être une maison à proximité, pour envoyer un message », a-t-il dit.
Le 2 octobre 2024, au milieu de la nuit, deux explosions avaient retenti à proximité de cette représentation diplomatique.
Le second Suédois, qui comparaissait également, a reconnu avoir jeté les grenades.
Le jeune homme, qui avait 16 ans au moment des faits, a également admis avoir tiré la veille sur l’ambassade d’Israël à Stockholm.
Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, plusieurs incidents visant « des intérêts israéliens en Suède », selon le gouvernement, ont eu lieu.
En février 2024, la police avait découvert une grenade dans l’enceinte de l’ambassade et l’ambassadeur avait évoqué une tentative d’attaque terroriste.
En mai de la même année, des coups de feu avaient été tirés à proximité de la chancellerie, poussant la Suède à renforcer la sécurité autour des intérêts israéliens et des institutions juives sur son sol.