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De nouvelles preuves de viols et de crimes sexuels commis le 7 octobre – média

Des témoins et des bénévoles ont dit au Sunday Times, peu après que l'ONU condamne enfin le Hamas, qu'ils ont assisté à des viols collectifs et retrouvé des corps mutilés

Les lieux du festival Supernova où des centaines d'Israéliens ont été tués et enlevés par des terroristes du Hamas lors de l'assaut du 7 octobre, à proximité du kibboutz Reim, le 12 octobre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Les lieux du festival Supernova où des centaines d'Israéliens ont été tués et enlevés par des terroristes du Hamas lors de l'assaut du 7 octobre, à proximité du kibboutz Reim, le 12 octobre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

De nouveaux témoignages sur les violences sexuelles perpétrées par les terroristes palestiniens du Hamas le 7 octobre ont été portés à la connaissance du public dans un nouvel article publié dimanche, étayant les preuves de viols et d’autres atrocités largement mises en doute ou ignorées par la communauté internationale.

Des survivants des attaques du Hamas et des personnes chargées d’enquêter et de reconstituer ce qui s’est passé ce jour-là ont partagé avec le journal britannique The Sunday Times des détails sur les viols et les mutilations dont ils ont été témoins pendant et après la sanglante attaque terroriste.

Yoni Saadon, 39 ans, qui a survécu au massacre du festival de musique Supernova au cours duquel plus de 360 personnes ont été tuées, a déclaré au Sunday Times qu’il s’était caché sous des cadavres pendant plusieurs heures pour éviter d’être capturé et tué par les terroristes du Hamas. Pendant ce temps, il a été témoin de plusieurs scènes qui continuent de le hanter lorsqu’il ferme les yeux la nuit.

À un moment donné, il a vu une femme entourée de « huit ou dix terroristes qui la battaient et la violaient » avant qu’elle ne soit abattue et tuée.

« Une fois fini, ils ont ri », a-t-il raconté au Sunday Times.

Le témoignage de Saadon est l’un des nombreux qui ont peu à peu émergé après l’assaut mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, au cours duquel des milliers de terroristes, accompagnés de civils de Gaza, ont fait irruption en Israël depuis l’enclave, tuant au moins 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et prenant plus de 240 otages.

Le personnel du service de secours ZAKA collectant des vêtements appartenant aux victimes du massacre du Hamas du 7 octobre, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, le 19 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Outre le nombre élevé de morts et d’otages, des preuves de la choquante barbarie des terroristes sont apparues – des familles brûlées vives, des bébés massacrés devant leurs parents, des tortures inhumaines et d’autres horreurs.

La police dit avoir examiné des preuves de violences sexuelles, allant de viols collectifs présumés à des mutilations post-mortem.

Jusqu’à présent, leur enquête a permis de recueillir « plus de 1 500 témoignages choquants et difficiles » – de témoins, de médecins et de pathologistes, a déclaré la semaine dernière un officier supérieur de la police à la Knesset.

« Il était clair qu’ils essayaient de répandre autant d’horreur que possible – tuer, brûler vif, violer », a déclaré Haïm Outmezgine, un membre important du service de secours ZAKA, qui a travaillé 24 heures sur 24 pour récupérer les restes humains. « Il semble que leur mission était de violer autant [de personnes] que possible. »

Corroborant le récit d’Outmezgine, une architecte identifiée par le Sunday Times uniquement sous le prénom de Shari, a décrit ce qu’elle avait vu lors d’un séjour de deux semaines en tant que bénévole au sein d’un groupe chargé de préparer les restes des victimes féminines pour l’enterrement.

« Ouvrir les sacs mortuaires était effrayant car nous ne savions pas ce que nous allions voir », a-t-elle dit. « C’étaient toutes des jeunes femmes. La plupart étaient peu vêtues ou de vêtements en lambeaux et leurs corps étaient ensanglantés, tout particulièrement au niveau de leurs sous-vêtements. Certaines femmes ont reçu plusieurs balles dans le visage, comme pour les mutiler. »

« Ce qui leur est arrivé ne semble faire aucun doute », a-t-elle affirmé.

Les témoignages d’Outmezgine et de Shari comprennent tous deux des détails incroyablement parlants et bouleversants, que le Times of Israel a décidé de ne pas relayer.

Les organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont fait l’objet d’un examen minutieux de la part de personnalités publiques et d’organisations de défense des droits en Israël, qui les ont exhortées à reconnaître les témoignages de viols et de violences sexuelles et à enquêter à leur sujet, notamment la Commission civile des crimes commis par le Hamas contre les femmes et les enfants le 7 octobre, un groupe israélien créé pour attirer l’attention de la communauté internationale sur les crimes de viols et de violences sexuelles commis au cours de l’assaut.

Après près de huit semaines de silence, l’ONU a publié jeudi une condamnation et s’est engagée à enquêter sur les crimes sexuels commis par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Il existe de nombreux témoignages de violences sexuelles commises pendant les actes atroces de terrorisme du Hamas qui doivent faire l’objet d’enquêtes rigoureuses et de poursuites vigoureuses », a écrit le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur X le 30 novembre, plus de 50 jours après les atrocités commises sur le sol israélien. « La violence basée sur le sexe doit être condamnée. À tout moment. N’importe où. »

Une publication qui est allée plus loin que les propos similaires qu’il avait tenus pendant un point-presse devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Il n’avait explicitement mentionné, à ce moment-là, ni le Hamas, ni le mot « terrorisme » et il avait désigné le massacre du 7 octobre sous le nom « d’attaque ».

Des soldats israéliens au centre médico-légal de la base militaire de Shura , où des centaines de cadavres sont arrivés depuis l’assaut du Hamas du 7 octobre, près de Ramle, le 24 octobre 2023. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Les enquêteurs de la police israélienne ont commencé à constituer plusieurs dossiers d’agression sexuelle contre des terroristes gazaouis ayant participé aux massacres, dans le but de les juger, à terme, pour viol.

L’enquête a d’abord été entravée par le fait que les preuves matérielles d’agression sexuelle n’ont généralement pas été recueillies le jour des attaques, en raison des complications liées à la localisation des preuves dans une zone de guerre active.

Les kits de viol, qui doivent être utilisés dans les 48 heures suivant une agression, n’ont pas pu être utilisés, et de nombreux corps arrivant à la morgue d’urgence installée sur la base militaire de Shura étaient si gravement mutilés qu’il n’a pas été possible de recueillir des preuves physiques de l’agression sexuelle, telles que des échantillons de sperme ou d’ADN.

La porte-parole de la police, Mirit Ben Mayor, a cependant déclaré qu’en se basant sur « les conditions dans lesquelles les corps sont arrivés, les corps sur le terrain, les récits des gens, et l’état des corps qui ont fait l’objet d’une vérification médico-légale à Shura, nous affirmons qu’il y a eu viols, qu’il y a eu [agressions] sexuelles ».

« Ces événements ne laissent aucune place au doute. »

Même si les preuves continuent d’être recueillies, certains continuent d’exprimer des doutes quant à la véracité des récits des témoins oculaires, suggérant qu’ils ne sont pas dignes de confiance parce qu’ils ont été obtenus indirectement.

Cependant, bon nombre des femmes qui ont directement vécu ces agressions sexuelles et ces viols ont été tuées ou prises en otage, et ne peuvent donc pas fournir les informations de « première main » que certains réclament.

Dr. Dvora Baumann, directrice du centre Bat Ami pour les victimes d’abus sexuels à l’hôpital Hadassah, a expliqué au Sunday Times que l’absence de témoignages de première main, même de la part de celles qui ont survécu, peut également être attribuée à la peur de parler de ce qui s’est passé.

« En général, les personnes victimes d’abus sexuels ne portent pas plainte pendant longtemps parce qu’il est très difficile d’en parler et qu’elles craignent d’être jugées. Nous avons de nombreuses preuves », a-t-elle déclaré.

« Je travaille dans ce domaine depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais entendu des choses aussi horribles. »

Carrie Keller-Lynn a contribué à cet article.

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