Décès de 2 employées de la raffinerie d’Ashdod, suite à un probable manque d’oxygène

La police et les pompiers excluent toute fuite de substances toxiques ; retrouvées inconscientes, les deux quinquagénaires auraient suffoqué dans leurs combinaisons de protection

Les secouristes arrivant dans une raffinerie où deux employées de l'usine ont été retrouvées inconscientes, à Ashdod, le 11 février 2026. (Crédit : Magen David Adom)

Mercredi, deux employées d’une raffinerie de pétrole d’Ashdod ont perdu la vie sur leur lieu de travail. Elles auraient été victimes d’un accident lié à leurs combinaisons de protection.

Les deux femmes, âgées d’une cinquantaine d’années, ont été retrouvées inconscientes après s’être effondrées pendant leur service.

Le service de secours du Magen David Adom (MDA) a prononcé leur décès sur les lieux, après avoir tenté en vain de les réanimer.

Les autorités avaient initialement émis l’hypothèse que les deux femmes avaient été exposées à une substance toxique qui avait imprégné leurs combinaisons de protection, mais un responsable des Services d’incendie et de secours a ensuite précisé qu’aucune matière dangereuse n’avait été trouvée à proximité.

La police a également souligné qu’il n’y avait aucune crainte que des substances dangereuses se soient échappées à l’extérieur de l’usine.

Ariel Even-Danan, commandant de la caserne de pompiers de la région d’Ashdod, avait, dans un premier temps, déclaré à la chaîne publique Kan que ses équipes « vérifiaient s’il s’agissait d’un incident impliquant des substances dangereuses ou d’un dysfonctionnement du système d’oxygène [de leurs combinaisons de protection] ».

Les forces de sécurité et des secours sur les lieux où deux femmes ont trouvé la mort dans la raffinerie de pétrole d’Ashdod, le 11 février 2026. (Crédit : Liron Moldovan/Flash90)

Cependant, après avoir inspecté la zone, « les équipes de pompiers n’ont détecté aucune trace de matières dangereuses », a déclaré un porte-parole des Services d’incendie et de secours, ajoutant que les autorités n’avaient pas encore terminé leurs investigations.

La raffinerie d’Ashdod, qui s’étend sur environ 100 hectares, emploie 400 personnes et fournit environ 40 % du carburant et du gaz de cuisine consommés en Israël.

Le ministère de l’Environnement avait annoncé mardi, soit la veille du drame, qu’il infligerait une amende de 32 millions de shekels à l’usine pour pollution atmosphérique. La raffinerie avait fait savoir qu’elle ferait appel de cette décision.

Cette raffinerie avait déjà été le théâtre d’un accident tragique en janvier 2013, au cours duquel deux hommes avaient trouvé la mort après avoir été exposés à du sulfure d’hydrogène.

Michael Bliakhov et Moshe Tal avaient été exposés à ce gaz alors qu’ils réparaient une fuite dans une canalisation, sans porter de combinaison de protection.

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