Décès de Liliane Klein-Lieber, résistante et figure des éclaireurs israélites
Femme d’exception, elle est devenue une grande militante après la guerre, poursuivant son engagement au service des autres
Liliane Klein-Lieber, résistante juive et figure des éclaireurs israélites de France, s’est éteinte jeudi 8 juillet, à l’âge de 96 ans. La cérémonie d’inhumation a eu lieu ce dimanche au cimetière de Pantin.
Née le 2 juin 1924 à Strasbourg, elle est entrée chez les Eclaireurs et éclaireuses israélites de France (EIF) en 1931, où elle a pris le nom de « Luciole obligeante ».
Elle avait été recrutée dans la Résistance en août 1942 par Robert Gamzon, fondateur des EIF, l’une des principales figures de la Résistance juive en France.
Affectée en tant qu’assistante sociale dans la région de Grenoble, sous la fausse identité de Lyne Leclerc avec la Sixième (réseau clandestin des EIF), sa mission a consisté à cacher des adolescents en danger, leur procurer des faux papiers, maintenir le contact avec eux et convoyer certains vers la frontière suisse. Elle a également participé à une opération de sauvetage d’enfants dans le camp de Rivesaltes. De nombreux enfants ont ainsi pu être sauvés grâce à son action et celle de ses camarades.
Elle a épousé en décembre 1944 Théo Klein, avocat et président du CRIF décédé début 2020, avec lequel elle a eu trois fils – avant que le couple ne se sépare.
Liliane Klein-Lieber est devenue une grande militante après la guerre, poursuivant son engagement au service des autres.
Elle a ainsi participé à la fondation de la Coopération féminine et du Centre national du volontariat, représenté le scoutisme féminin à l’UNESCO, siégé au Conseil national des femmes françaises, présidé l’Association des enfants cachés, créée en 1991, et été membre des Anciens de la résistance juive en France.
Elle était Chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance.
De nombreuses pages associatives et communautaires sur les réseaux sociaux lui ont rendu hommage.