Décès d’Issam Makhoul, ex-chef du parti Hadash
Il s'était récemment opposé au plan Trump pour la fin de la guerre à Gaza, qualifié de 'poursuite de la guerre d'anéantissement' car dépourvu de voie concrète vers un État palestinien
L’ex-député israélien et chef du parti radical Hadash Issam Makhoul, membre de la Knesset de 1999 à 2006, est décédé à l’âge de 72 ans.
Il laisse derrière lui son épouse, Suad, et leurs deux enfants.
Makhoul a été membre du parti d’extrême gauche Hadash et, après la fusion, du parti Hadash-Taal. Il appartenait à la faction communiste Maki de ce parti majoritairement arabe.
Pendant son mandat à la Knesset, Makhoul s’est ouvertement opposé au supposé programme nucléaire israélien — dont l’existence n’a jamais été officiellement admise — et a proposé un projet de loi pour stopper le réacteur nucléaire de Dimona.
Son passage à la Knesset n’a pas été sans controverse. Ainsi, en 2002, il a été exclu de trois sessions plénières pour avoir comparé le Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, au dirigeant nazi Adolf Hitler.
Il a par ailleurs été la cible d’une tentative d’assassinat en 2003 : des extrémistes anti-arabes avaient placé une bombe artisanale sous la voiture de sa femme, qui a explosé au démarrage, sans faire de blessés.
En 2005, Alexander Rabinovitch et Eliran Golan ont été condamnés pour tentative d’assassinat de responsables publics arabes, à commencer par Makhoul.
Après son départ de la Knesset, Makhoul est demeuré actif au sein du parti Hadash.
À l’occasion d’un événement organisé par le parti en octobre dernier, il a dénoncé le projet du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, le qualifiant de « poursuite de la guerre d’anéantissement » dans la mesure où il ne prévoit aucune voie concrète vers l’État palestinien.
« Ce matin, nous avons reçu la terrible nouvelle du décès d’un leader, d’un combattant, d’un écrivain de talent, d’un penseur et d’un acteur, d’un membre de la Knesset, et d’un ami », a fait savoir le parti Hadash dans un communiqué annonçant la mort de Makhoul.
« Que sa mémoire soit une révolution. » Il s’agit d’une phrase qui avait été reprise par le père de l’ex-otage Hersh Goldberg-Polin au moment de l’annonce de son exécution dans un tunnel du Hamas.
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