Demain seront dévoilées les circonstances du meurtre de Sarah Halimi
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Demain seront dévoilées les circonstances du meurtre de Sarah Halimi

Lundi 22 mai, Me Buchinger, avocat de la famille de la victime dévoilera les détails de l'affaire dont certains, macabres, sembleraient définitivement accréditer la thèse du crime antisémite

Marche blanche à la mémoire de Lucie Sarah Halimi, à Paris, le 9 avril 2017. (Crédit : Bernard Musicant/Twitter)
Marche blanche à la mémoire de Lucie Sarah Halimi, à Paris, le 9 avril 2017. (Crédit : Bernard Musicant/Twitter)

Me Buchinger, l’avocat de la famille de Sarah Halimi a convoqué la presse lundi 22 mai au matin pour rendre public les détails de l’enquête menée suite au meurtre de Sarah Halimi.

Le 5 avril dernier, une rumeur enflait, très vite étayée par des déclarations officielles du Service de protection de la communauté juive (SPCJ), puis par la presse : une dame juive de 66 ans, Sarah Halimi a été défenestrée de son appartement situé rue Vaucouleurs dans le quartier de Belleville, à Paris.

Le mobile antisémite avait alors été évoqué, sans être étayé de preuves matérielles solides. Les circonstances exactes de la mort, elles aussi étaient entourées de brouillard : il était déjà question de violences, de cris (« allah akbar »), mais la police ne laissant filtrer aucune information, il était impossible de distinguer la rumeur des faits.

Le 18 mai, une journaliste de l’hebdomadaire Actualité juive, Naomi Halioua relatait une conversation avec le frère de la victime, ayant eu accès au dossier. A la mesure de l’onde de choc produit par l’événement, le message publié sur sa page Facebook a suscité plus de 4 000 réactions.

Il sera nécessaire de croiser les élements qu’il contient avec les informations que dévoilera Me Alex Buchinger demain, mais elles devraient sensiblement être identiques.

Extrait :

« Dans la nuit du 3 au 4 avril dernier, le voisin, Kada Traoré, entre à 4h du matin chez sa sœur Sarah Halimi par le balcon, il la tabasse, la torture, elle hurle et il récite des sourates du Coran et dit Allah Akbar (un voisin a fait un enregistrement audio de toute la scène, il est aujourd’hui traumatisé et suivi par un psychiatre). L’autopsie révèle plus d’une vingtaine de fractures sur son corps et son visage. Pour finir, le meurtrier l’attrape et la jette par la fenêtre, du troisième étage. La police est dans l’immeuble pendant tout ce temps, ils ne franchissent pas le pas de la porte (eux aussi seront sûrement traînés en procès par les deux avocats de la famille : Me Buchinger et Me Goldnadel) ».

Si les déclarations de Me Buchinger viennent corroborer ces affirmations, la question se posera de la qualification du meurtre de Sarah Halimi comme d’un acte de terrorisme.

Me Goldnadel devrait être le deuxième avocat de la famille. Le Consistoire et le BNVCA se sont portés partie civile.

Le 9 avril, une marche blanche en mémoire de Lucie Sarah Halimi avait rassemblé un millier de personnes.

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