Des écrits racistes et antisémites de l’élue RN Caroline Parmentier révélés par la presse

Une enquête de Mediapart révèle des propos polémiques signés par la députée durant sa longue carrière au journal Présent

Caroline Parmentier, députée du Rassemblement national (RN), assiste à une cérémonie d'hommage à l'occasion de la Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme, à la citadelle d'Arras, dans le nord de la France, le 11 mars 2024. C'est la première fois que la cérémonie se déroule hors de Paris, cette année dans la ville où un enseignant a été tué il y a cinq mois par un ancien élève radicalisé, alors que le président français préside habituellement cet hommage aux Invalides. (Photo de Sameer Al-Doumy / POOL / AFP)

Ce lundi 16 juin, Mediapart a mis en lumière d’anciens écrits de Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais, publiés dans le quotidien catholique d’extrême droite Présent, disparu en 2022. Pendant près de trente ans, elle a occupé le poste de rédactrice en chef de ce journal.

L’enquête publiée par le média d’investigation révèle un contenu profondément marqué par des propos racistes, antisémites, homophobes et empreints d’un intégrisme religieux virulent.

Parmi les extraits dévoilés, Caroline Parmentier évoque des « meutes tribales », accuse un « lobby juif » et un « lobby LGBT » qu’elle qualifie de « collabos du sida ».

Elle s’en prend aussi à Simone Veil, qu’elle qualifie de « la grosse, celle de la loi qui porte son nom et qui génocide 220 000 petits innocents par an », en référence à la légalisation de l’avortement.

Elle va aussi comparer certains supporters de football à des « babouins ».

Contactée par Mediapart, la députée défend ce dernier terme, affirmant qu’il visait à dénoncer « les agissements racistes des supporters », dénonçant « plusieurs contresens », selon elle, dans la reprise de ses propos.

Face à la polémique, Caroline Parmentier affirme que ces écrits sont « totalement sortis de leur contexte, trente ans après les faits ». Elle rappelle son parcours de journaliste : « J’ai eu une carte de presse pendant trente ans. En trente et un ans de journalisme, je n’ai fait l’objet que d’une seule condamnation, il y a plus de trente ans, à la suite d’une plainte déposée par la LICRA. » Elle ajoute que certains articles publiés dans Présent reflètent davantage la ligne éditoriale du journal que ses propres opinions.

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