Des graffitis appelant à la violence contre les Juifs découverts en Australie

Plusieurs organisations et familles de victimes de l’attentat antisémite de Bondi Beach alertent sur l’antisémitisme lancinant dans le pays

Tags antisémites retrouvés en Australie occidentale (capture d’écran X)

La découverte récente de nouveaux graffitis antisémites en Australie ravive les tensions et relance le débat sur la réponse des autorités à la haine antijuive.

Dans un communiqué publié sur X, le Combat Antisemitism Movement alerte sur la répétition de signaux ignorés, quelques semaines seulement après l’attentat antisémite meurtrier de Bondi Beach, survenu le 14 décembre dernier au premier jour de la fête juive de Hanoukka.

L’organisation rappelle que deux semaines avant le massacre des graffitis antisémites avaient été retrouvés à l’entrée de la plage de Bondi, en périphérie de Sydney. Un avertissement qui, selon elle, n’a pas été pris à sa juste mesure.

Mardi, de nouvelles inscriptions appelant explicitement à la violence ont été découvertes dans un espace public dans l’état d’Australie-Occidentale. Les mots « tuer les Juifs », accompagnés de croix gammées, ont été retrouvés, constituant des appels directs au meurtre de Juifs.

Le Combat Antisemitism Movement exhorte les autorités locales à agir « de manière décisive » face à ces messages, précisant que « la communauté juive ne veut pas avoir à faire face, une nouvelle fois, aux conséquences de l’ignorance de ces signaux d’alerte ».

Le 14 décembre, un attentat terroriste antisémite a frappé la fameuse plage de Bondi lors des célébrations de Hanoukka. Un père et son fils ont attaqué la foule, faisant quinze morts et des dizaines de blessés. Le père, de nationalité indienne, a été abattu par la police. Son fils, âgé de 24 ans, né en Australie et de nationalité australienne, a été interpellé et se trouve aux mains des autorités.

Une note est affichée à côté des fleurs déposées au Bondi Pavilion en mémoire des victimes d’une fusillade terroriste visant un événement juif quelques jours plus tôt, à Bondi Beach, à Sydney, en Australie, le 20 décembre 2025. (Crédit : DAVID GRAY / AFP)

Face à ce drame, les familles des victimes ont décidé d’interpeller directement le pouvoir. Début décembre, elles ont appelé le Premier ministre Anthony Albanese à créer une commission royale fédérale afin d’enquêter sur « la montée rapide de l’antisémitisme » en Australie. Dans une lettre diffusée fin décembre, dix-sept familles demandent « l’établissement immédiat d’une Commission royale du Commonwealth sur la montée rapide de l’antisémitisme en Australie » ainsi qu’un examen des « défaillances des forces de l’ordre, du renseignement et de la politique qui ont conduit au massacre de Bondi Beach ».

Pour l’heure, le Premier ministre n’a pas donné suite à cette demande. La semaine dernière, Anthony Albanese a estimé qu’une commission royale menée au niveau régional, dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, serait suffisante. Une position vivement contestée par les familles des victimes. « Vous nous devez des réponses. Vous nous devez des comptes. Et vous devez la vérité aux Australiens », écrivent-elles, qualifiant la montée de l’antisémitisme de « crise nationale » et de « menace persistante ».

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