Des hackers iraniens ont causé la cyberattaque contre le réseau de transports de Los Angeles – chercheurs

Survenue en mars dernier, l'attaque avait totalement désorganisé les transports en commun de Los Angeles

Cybersécurité. (NicoElNino via iStock)

Ce sont des hackers iraniens qui sont responsables de la cyber-attaque du mois de mars dernier qui avait fortement perturbé le réseau de transports en commun de Los Angeles et qui l’avait amené à fermer une partie de ses systèmes, ont affirmé mardi des chercheurs israéliens.

Selon Gambit Security, les saboteurs avaient dérobé pas moins de 700 gigaoctets d’e-mails, sauvegardes et autres fichiers de la Los Angeles County Metropolitan Transportation Authority (LACMTA). Cette entreprise de cybersécurité de Tel-Aviv a dit avoir découvert les données compromises à la faveur d’une fuite en ligne.

L’entreprise a expliqué qu’une piste numérique avait permis de relier le serveur où les données ont été trouvées à une opération de piratage – une opération que les autorités et chercheurs israéliens ont attribué à Téhéran.

La mission de l’Iran auprès des Nations Unies n’a pas répondu à nos demandes de commentaires, pas davantage que la Direction nationale de la cybersécurité d’Israël ou la régie des transports de Los Angeles. Dans un communiqué qui a été publié le mois dernier, cette dernière a expliqué travailler de concert avec les forces de l’ordre et avec des spécialistes de la cybersécurité afin de remettre les systèmes en état.

« La recherche des responsables de l’attaque fait partie de l’enquête mais nous nous gardons de toute spéculation », a précisé le communiqué.

Les spécialistes de la sécurité numérique soupçonnent des Iraniens d’avoir pris part à cette opération contre la LACMTA depuis qu’un groupe pro-iranien obscur, se faisant appeler Ababil of Minab, en a revendiqué la responsabilité.

Le nom du groupe est une allusion au bombardement d’une école de filles dans la ville iranienne de Minab — qui, selon les autorités locales, aurait coûté la vie à plus de 175 enfants et enseignants. Sa rhétorique et son modus operandi sont caractéristiques de groupes de hackers dits « justiciers », que les chercheurs américains et israéliens soupçonnent d’être de simples couvertures pour les services de renseignement iraniens.

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