Des militants haredim auraient agressé des vétérans de Tsahal à Bnei Brak
L'un des membres du groupe Katef El Katef, ancien combattant de Tsahal qui a perdu une jambe lors des combats à Gaza, a été roué de coups et il a dû recevoir des soins médicaux
Un groupe de militants pro-enrôlement a affirmé avoir été attaqué à Bnei Brak dans la soirée de mercredi par un groupe de jeunes ultra-orthodoxes qui les ont frappés et roués de coups – n’épargnant pas un soldat de l’armée israélienne qui était amputé d’une jambe.
Le groupe, baptisé Katef El Katef (Côte à côte), a raconté s’être rendu dans cette ville à majorité haredi pour une opération de collage d’affiches en faveur de l’enrôlement dans l’armée israélienne.
Selon Jonathan Shalev, fondateur de l’organisation, les membres du groupe ont été « violemment agressés par une foule », à l’aide notamment de « grenades assourdissantes et de briques ». Sur le réseau social X, il a rapporté avoir été blessé à la main, ajoutant qu’un autre militant, ancien combattant de l’armée israélienne qui avait perdu une jambe au combat à Gaza, a été roué de coups et a dû recevoir des soins médicaux.
Ce vétéran, Yuval Shalit, a fait savoir à la chaîne d’information N12 que son groupe voulait « être physiquement présent et discuter avec les gens en personne » afin de les encourager à s’engager dans l’armée.
Selon Shalit, lorsque le groupe, devant la violence, a décidé de battre en retraite, plusieurs militants haredim les ont suivis. Ils ont tenté de les agresser et ils s’en sont pris à eux verbalement, dans des termes tels que « c’est dommage que vous ne soyez pas morts à Gaza ».
Ces collages d’affiches ont eu lieu alors que les tensions autour du service militaire des jeunes hommes ultra-orthodoxes étudiant en yeshivot sont vives au sein de la société israélienne – les citoyens israéliens non-haredim se disant favorables au « partage du fardeau » sécuritaire. Bnei Brak a été l’un des épicentres des rassemblements dénonçant la conscription militaire depuis une décision de la Cour suprême qui, en 2024, a invalidé les exemptions générales de service accordées aux hommes ultra-orthodoxes. Depuis, les manifestations contre l’enrôlement se sont multipliées, avec leur lot de violences.