Israël en guerre - Jour 123

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Des proches d’ex-otages révèlent les sévices commis par un Hamas « diabolique et cruel »

La tante de Mia Schem affirme que cette dernière a été opérée par un vétérinaire ; la "nourriture minimale" à peine suffisante ; un docteur évoque les "épreuves physiques et mentales"

Renana Gome, au milieu, avec ses fils, Yagil, à gauche et Or, réunis après la libération des garçons des geôles du Hamas, le 20 novembre 2023. (Autorisation)
Renana Gome, au milieu, avec ses fils, Yagil, à gauche et Or, réunis après la libération des garçons des geôles du Hamas, le 20 novembre 2023. (Autorisation)

Un proche d’otages libérés par des terroristes du Hamas cette semaine a raconté que ses neveux avaient été brûlés après avoir leur kidnapping pour les empêcher de s’échapper, des membres d’autres familles ont décrit les abus et la négligence subis par les captifs pendant leur séjour dans la bande de Gaza.

L’oncle des frères Yagil (12 ans) et Or Yaakov (16 ans), qui ont été libérés mercredi, a affirmé que les terroristes palestiniens avaient marqué les garçons à l’aide du pot d’échappement d’une moto après leur enlèvement à Gaza le 7 octobre.

« Ils nous ont raconté des histoires sur ce qu’ils ont vécu à l’intérieur de Gaza. Les histoires sont horribles » a déclaré Yaniv Yaakov lors d’un événement en Macédoine du Nord avec le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen.

« Chaque enfant qui a été pris par le Hamas a été emmené sur une moto et ils ont pris chaque enfant, ont pris sa jambe et l’ont mise sur le pot d’échappement de cette moto, afin qu’ils aient une brûlure pour qu’ils soient marqués s’ils courent, s’ils s’échappent, pour que [le Hamas] puisse les trouver. »

« Ils ont été drogués, ils ont été si mal traités, mais au moins ils sont avec nous », a ajouté Yaakov, sans préciser quelle drogue leur avait été administrée.

La tante de Mia Schem (21 ans), qui a été libérée jeudi, a déclaré qu’un vétérinaire Gazaoui l’avait opérée du bras alors qu’elle était retenue en otage à Gaza.

Mia Schem est embrassée par sa mère Keren après son retour en Israël après 55 jours de captivité dans les geôles du Hamas, le 30 novembre 2023. (Crédit : Autorisation)

« Elle a subi un traumatisme. Elle est maigre, elle est faible », a confié Vivian Hadar aux journalistes après la libération de sa nièce plus tôt dans la journée. « Un vétérinaire a opéré son bras. Elle a fait de sa kinésithérapie tout seule. »

« Nous sommes heureux qu’elle soit avec nous. C’est vraiment difficile de la voir dans cet état », a ajouté Hadar.

Schem aurait reçu une balle dans le bras lorsqu’elle a été capturée à la rave Nova.

Moran Aloni, dont les sœurs Danielle et Sharon et trois nièces sont revenues de captivité cette semaine, a déclaré que parler de « conditions minimales » pour décrire ce qu’elles ont vécu en captivité était un euphémisme.

« Elles n’étaient pas nourries tous les jours. Et quand elles étaient nourries, cela ne suffisait pas à les rassasier. Cela les maintenait en vie », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne, ajoutant que parfois elles gardaient de la nourriture pour le soir parce qu’elles n’étaient pas sûres d’avoir quelque chose d’autre.

Le mari de Sharon, David, également retenu en otage par le Hamas, a d’abord été détenu avec sa femme avant d’être séparé, a indiqué Aloni.

Les terroristes ont également tenté de les décourager en leur disant « qu’Israël les avait abandonnées ».

« Et c’est ce qu’elles ont ressenti, qu’Israël avait décidé arbitrairement de tout raser. Elles n’avaient aucune idée de ce qui se passait », a-t-il ajouté.

Danielle Aloni embrasse sa famille après sa libération du Hamas le 24 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Des médecins ont dit que les otages avaient perdu beaucoup de poids en captivité, et des parents ont dit que leurs enfants chuchotaient à voix basse après avoir été forcés de se taire pendant les deux mois de captivité.

Un éminent docteur israélien, qui a pris en charge des otages après leur libération, raconte avoir entendu des témoignages « insupportables » sur les jours passés en captivité.

Les otages ont « subi des difficultés physiques et mentales », a déclaré le Dr Itai Pessach, directeur de l’hôpital pédiatrique Safra au sein du centre hospitalier Sheba, durant une conférence de presse.

« Je ressens le besoin de faire entendre leurs voix », a-t-il ajouté. « Le monde doit savoir à quel point le Hamas est diabolique et cruel. »

Il a souligné que par égard pour l’intimité des patients, il ne partagera pas détails, et qu’il revient aux ex-otages de raconter publiquement leurs histoires.

Bien que certains détails sur les conditions de détention commencent à apparaître, la plupart des otages rapatriés n’ont pas encore décrit en détail les épreuves qu’ils ont endurées. Beaucoup d’entre eux ont encore des membres de leur famille détenus par des groupes terroristes.

Les terroristes du Hamas ont kidnappé environ 240 otages de tous âges lors de l’assaut du 7 octobre, au cours duquel ils ont massacré près de 1 200 personnes dans le sud d’Israël, dont la plupart étaient des civils.  Un accord de cessez-le-feu temporaire, qui a expiré vendredi, a permis la libération de 105 civils détenus par le Hamas à Gaza : 81 Israéliens, 23 Thaïlandais et 1 Philippin.

En échange, Israël a libéré 210 prisonniers palestiniens détenus atteinte à la sécurité de l’État, tous des femmes ou des mineurs.

En date de vendredi matin, il y aurait encore 137 otages retenus dans la bande de Gaza.

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