Des stars d’Hollywood célèbrent les liens entre les Juifs et Israël à l’UCLA
Dustin Hoffman, Gene Simmons et d’autres célébrités réunis pour 'Letters, Light and Love !' ; l’ex-otage Eliya Cohen et son épouse Ziv Abud ovationnés par le public
LOS ANGELES, Californie (JTA) – Dustin Hoffman, Gene Simmons, Jon Voight et Bob Odenkirk figuraient parmi les célébrités hollywoodiennes réunies lundi soir au Royce Hall de l’UCLA pour Letters, Light and Love, une production théâtrale célébrant, à travers des lettres de personnages historiques et de gens ordinaires, les liens qui unissent depuis des siècles le peuple juif à Israël.
Organisé par la Fédération juive de Los Angeles, la soirée du 19 octobre, qui affichait complet, associait lectures, musique et témoignages pour évoquer ces liens au fil des siècles, de Maïmonide et Jules César à Golda Meir, Albert Einstein et Leonard Bernstein. Des personnes dont la vie et l’histoire familiale sont étroitement liées à Israël sont également venues raconter leur expérience.
La totalité des recettes de la billetterie a été reversée au Centre de résilience Shaar Hanegev, qui propose un accompagnement psychologique et des soins thérapeutiques aux habitants du sud d’Israël et à leurs familles, pour les aider à surmonter les conséquences du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7-Octobre et à reconstruire leur vie.
Pour le rabbin Noah Farkas, président-directeur général de la Fédération juive de Los Angeles, le choix du lieu donnait à cette soirée une portée toute particulière.
Il y a moins de trois ans, l’UCLA avait été le théâtre d’un campement pro-palestinien où des étudiants juifs avaient déclaré ne plus se sentir en sécurité. L’université s’était alors retrouvée au cœur du débat national sur l’antisémitisme et le militantisme anti-israélien. Les manifestations avaient également occasionné des dégâts aux bâtiments et à d’autres installations.
« Cet endroit [Royce Hall] avait été envahi par les manifestants pendant le campement », a déclaré Farkas à la Jewish Telegraphic Agency. « Il avait été barricadé, ses fenêtres brisées et il y avait des graffitis partout. »
Lundi, le Royce Hall accueillait de nouveau le public pour une soirée placée sous le signe du rassemblement. Le chancelier de l’UCLA, Julio Frenk, et son épouse, Felicia Knaul, étaient présents et ont eux-mêmes participé aux lectures.
« Je trouve que la présence du chancelier en personne ce soir contribue véritablement à réparer ce qui s’est passé », a déclaré Farkas. « C’est presque une forme de teshuvah pour l’université. »
Les lectures des célébrités ont fait alterner humour et évocations plus graves de l’histoire juive et de l’attachement à Israël.
Simmons, cofondateur du groupe KISS, originaire d’Israël, a commencé par plaisanter sur la ressemblance de son nom avec celui de Richard Simmons, célèbre animateur de télévision aujourd’hui décédé.
« Bonjour, je m’appelle Gene Simmons. Je sais que certains d’entre vous s’attendaient à voir Richard Simmons », a-t-il déclaré, avant d’ajouter « Je suis juif. Je suis né en Israël, mais avant tout, je suis un être humain. »
Simmons a ensuite chanté Hallelujah, de Leonard Cohen, puis donné lecture d’une lettre du rabbin Jonathan Sacks, ancien grand rabbin du Royaume-Uni très apprécié.
???????? A moving moment in Hollywood.
Oscar-winning actor Dustin Hoffman, 89, joined Israeli singer Ester Rada for Israel’s national anthem, “Hatikvah,” at a special evening of solidarity with Israel at UCLA in Los Angeles.
The event brought together Hollywood stars and former Hamas… pic.twitter.com/hsfzBPC6ev
— Iris (@streetwize) October 21, 2026
Jon Lovitz a déclenché les rires en lisant sur un ton comique une lettre dans laquelle David Ben Gurion racontait son arrivée à Jaffa lorsqu’il était jeune homme. Bob Odenkirk, marié à une femme juive et dont les enfants sont élevés dans la religion juive, a lu une lettre de Leonard Bernstein, dans laquelle le chef d’orchestre évoquait ses concerts en Israël.
Si la présence de ces vedettes donnait au spectacle des airs de grande soirée hollywoodienne, c’est l’arrivée sur scène d’Eliya Cohen, ancien otage détenu pendant 505 jours à Gaza, et de son épouse depuis peu, Ziv Abud, survivante du massacre du festival de musique Nova le 7-Octobre, qui a suscité la plus vive émotion. L’apparition des deux jeunes gens de 29 ans a suscité la seule ovation debout de la soirée.
Ziv Abud, qui avait parcouru le monde pour réclamer la libération de Cohen pendant sa détention à Gaza, a insisté sur les combats que partagent les Juifs d’Israël et ceux de la Diaspora.
« Nos histoires sont différentes, nos difficultés aussi, mais elles ne sont pas indépendantes les unes des autres », a-t-elle déclaré au Royce Hall. « Le combat pour Israël et pour le droit à une patrie juive est indissociable du droit des Juifs, où qu’ils vivent, d’affirmer librement leur identité et de vivre en sécurité dans leur pays. Un Juif devrait pouvoir vivre en sécurité aussi bien à Tel Aviv qu’à Londres, Los Angeles, Paris ou Sydney. »
La musique a également contribué à illustrer les thèmes de la soirée, consacrée à l’identité juive, à la résilience et à l’espoir. Le groupe Distant Cousins a interprété Neighborhood Bully, de Bob Dylan, une chanson dans laquelle beaucoup voient une réponse aux critiques formulées contre Israël à l’étranger, avant de terminer avec One Day, de Matisyahu.
Conçu par Michal Noé et Sarah Sultman, avec Lawrence Bender et le procureur du comté Nathan Hochman comme coproducteurs, le spectacle avait déjà été présenté au Theatre Royal Haymarket de Londres en 2024, puis au Carnegie Hall de New York en février, avant cette représentation à Los Angeles.