Des tags antisémites sur le siège du PS à Nîmes
Au niveau national, le PS, dans un communiqué, a estimé que ces 'dégradations antisémites (...) portent clairement la signature de l'extrême droite'
Une inscription antisémite, une croix gammée et une croix celtique ont été découvertes lundi sur la vitrine du siège de la fédération du Parti socialiste (PS) du Gard à Nîmes, suscitant des réactions indignées de la classe politique.
« ‘Sale juif’, entouré d’une croix gammée et d’une croix celtique (…) Une plainte a été déposée », a indiqué sur X la députée européenne socialiste Chloé Ridel, qui a des attaches familiales dans le Gard, en publiant une photo de ces tags découverts lundi matin.
« Cet acte démontre que nous sommes dans une période où le climat national, international et local est très violent. J’ai naturellement une pensée pour la communauté juive qui est ciblée par ces inscriptions », a pour sa part déclaré le secrétaire fédéral gardois du PS, Pierre Jaumain, cité par le journal Midi Libre.
M. Jaumain, qui n’a pas pu être contacté dans l’immédiat par l’AFP, ne souhaite pas « pointer une responsabilité » qu’il « ignore » à ce stade, laissant « la police faire son travail ».
Au niveau national, le PS, dans un communiqué, a estimé que ces « dégradations antisémites (…) portent clairement la signature de l’extrême droite ».
« La justice doit faire toute la lumière sur cet acte abject et délictueux », relève la présidente de la région Occitanie, la socialiste Carole Delga.
Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a pour sa part condamné des « inscriptions antisémites et suprémacistes ».
A deux mois du scrutin, plusieurs candidats aux municipales à Nîmes ont également fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux, à commencer par le communiste Vincent Bouget, à la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI) : « J’apporte tout mon soutien à la communauté juive ainsi qu’à mes amis socialistes gardois », a-t-il affirmé. « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde… Nous le voyons partout dans le monde avec la montée des extrêmes droites néo-fascistes », a-t-il ajouté.
Le vice-président du Rassemblement National (RN), Julien Sanchez, qui a annoncé samedi sa candidature à la mairie de Nîmes, a pour sa part condamné « sans réserve l’inscription antisémite » sur le siège du PS, faisant un lien avec « l’importation irresponsable sur notre sol du conflit israélo-palestinien ».
Franck Proust, premier adjoint et candidat Les Républicains (LR), a apporté « tout (s)on soutien à la communauté juive de Nîmes ainsi qu’aux militantes et militants du Parti socialiste du Gard, directement visés par cette haine ».
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