Des tags nazis et antisémites découverts dans le centre-ville de Nice

Filmés par les caméras de vidéosurveillance de la ville, les auteurs des graffitis ont agi le visage masqué ; ils appartiendraient aux 'Zoulous Nice', groupe néo-nazi local

Les tags nazis et antisémites découverts dans le centre-ville de Nice, le 3 décembre 2022. (Crédit : Christian Estrosi @cestrosi / Twitter)

Des tags nazis et antisémites ont été découverts samedi matin dans le centre-ville de Nice. Les symboles et inscriptions haineuses ont été réalisés sur des panneaux et des commerces rue Maccarini et dans le Vieux-Nice.

Parmi les inscriptions constatées : « Mort aux Juifs », « Sieg Heil », une croix gammée et d’autres symboles nazis.

Christian Estrosi, maire de la ville, a écrit sur Twitter « condamner avec la plus grande fermeté » ces graffitis.

Le maire a indiqué que les équipes de nettoyage de la ville étaient rapidement intervenues afin d’effacer ces « messages ignobles ». « L’antisémitisme est un fléau contre lequel nous devons lutter à chaque instant », a-t-il ajouté.

Sur l’un des tags, les initiales « ZN » sont présentes, ce qui signifierait « Zoulous Nice », groupe néo-nazi local.

Selon le journal Nice-Matin, ce groupe informel compterait une dizaine de membres et serait « connecté à d’autres groupes en France ». Les « Zoulous » auraient été impliqués dans des agressions en 2020 et 2021. « Probablement inspiré par le groupe parisien des Zouaves Paris, dissous en janvier 2022, il prône une idéologie nationaliste-révolutionnaire teintée d’antisémitisme, d’antimaçonnisme et de complotisme », indique le site Conspiracy Watch.


Dans un communiqué, le CRIF Sud-Est a fait part de son « écœurement » face à ces « tags antisémites abjects ». L’organisation a également remercié « les services de police et municipaux pour leur intervention efficace et la suppression extrêmement rapide de ces inscriptions antisémites inacceptables ». « Nous espérons que leurs auteurs soient identifiés de manière à ce que nous puissions agir avec détermination pour qu’ils répondent de leurs actes », a ajouté Jérôme Culioli, représentant du CRIF Sud-Est.

Une enquête a été ouverte par la police samedi pour « incitation à la haine raciale ».

Filmés par les caméras de vidéosurveillance de la ville, les auteurs des graffitis ont agi le visage masqué.

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